Le Soleil, janvier 1901À la mémoire de feu Arthur Buies

Au cimetière Belmont, à Ste-Foy
Au cimetière Belmont, à Ste-Foy

Buies est mort! Cette triste nouvelle, lorsqu’elle s’est répandue en ville, a amené sur toutes les lèvres une exclamation d’une touchante et remarquable unanimité.

 

C’est une belle et noble tête qui vient de tomber! Entendait-on dire de toutes parts dans les quartiers populaires.

 

«Post cineres gloris sera venit» : la gloire arrive un peu tard quand on est mort. Buies était aimé, plus aimé qu’il ne l’eut jamais cru, ce grand modeste.

 

Le peuple a un faible prononcé pour les hommes de caractère, ceux qui ont le courage de leur opinion, lors même qu’il ne la partage pas en tout point.

 

Il n’y a pas quinze jours encore, au moment où les journaux le disaient gravement malade, mon vieil ami se levait de son lit pour arpenter une dernière fois les rues de Québec.

 

«Lui en danger, disaient les gens, c’est impossible, nous l’avons vu passer devant notre porte, toujours droit comme une flèche, la tête plus haute que jamais.

 

Intransigeant jusque devant la maladie qui le minait intérieurement, voilà bien l’homme.

 

Il est mort en brave, «game» comme disent les Anglais dans leur impitoyable laconisme.

 

Il y a quelques semaines à peine, il disait très froidement à l’honorable Adélard Turgeon : »Je vais mourir très prochainement, vous savez!» Et, comme celui-ci le regardait étonné, il ajoutait :«Bah! Je ne m’illusionne pas, il faut que cela se fasse.

 

Je regrette de ne pas avoir une année de plus, car j’avais encore un livre à écrire pour la Province!»…

 

Et le jour même de sa mort, il quitta son lit et voulut rester assis dans son fauteuil jusqu’aux premiers étranglements de la congestion de poumons qui allait l’emporter.

 

Je suis allé hier, avec une multitude d’autres visiteurs, lui faire un suprême et muet adieu.

 

Je l’ai vu pour la dernière fois à travers les vitres de son cercueil, qui m’a paru bien étroit pour tant de pensée.

 

Il est vrai que l’âme n’était plus là; mais ce masque inerte symbolisait encore, à mes yeux mouillés, un demi-siècle de vie intellectuelle et de souffrance acceptée, ajustée par une légendaire blancheur de cheveux, que pour ma part je n’avais jamais vus d’autres couleur sur cette tête depuis plus de trente ans.

 

Mille fois plus heureux que les survivants, l’auteur des «Chroniques d’outre-tombe», de «Merituri mortuo» et de tant de belles pages sur l’immortalité de l’âme connaît désormais l’infini mystère de la vie et de la mort qui tenait son esprit dans une torture continuelle.

 

La soif de savoir et de comprendre qui fut à vrai dire toute sa vie est maintenant satisfaite; mais pour nous ses lèvres sont à jamais closes et gardent leur impénétrable secret.

 

Et pourtant, s’il est des moments où l’intelligence humaine touche de plus près au sens formidable de certains grands mots, c’est lorsqu’on s’incline sur de fraîches tombes contenant des êtres qu’on aimait le plus au monde.

 

Il semble que l’amertume des larmes alors versées rend la vue plus nette.

 

On peut en croire sur parole quelqu’un qui, avant des deuils récents, n’avait jamais compris ce qu’il y a d’effrayant dans ce simple adjectif : l’irréparable!

 

«Demortuis nil nisi bonum» : On ne doit dire que du bien des morts.

 

Sans vouloir faire paraître mon personnage plus grand que nature, je ne puis, m’empêcher de dire que Buies rappelle, autant que la réalité peut ressembler à la légende, ce Cyrano de Bergerac qu’un merveilleux poète a si bien réussi à réaliser.

 

«Il avait bien la crânerie, le déhanchement du cadet de Gascogne dédaigneux des basses intrigues des coups d’encensoir, des tours de souplesse dorsale. Flatter la chèvre et le chou!» ….

(extrait de Cyrano)

 

Voilà bien, en effet, ce qui plaisait en Buies, et ce qui le rendait par-dessus tout populaire.

 

Le peuple, à tord ou à raison, aime les crânes qui disent ce qu’ils pensent et se sacrifient au besoin pour l’opinion qu’ils ont en tête.

 

Je ne fais pas allusion, que cela soit bien compris, à des humours de première jeunesse, noblement réparés du reste par la suite, et dont plus d’une victime est aujourd’hui la première à rire, si elle ne les a pas oubliés.

 

Après cela, que celui qui n’a pas de péchés de jeunesse sur la conscience lui jette la première pierre!

 

Une brève revue de cette existence remarquable expliquera du reste bien des choses.

 

En 1874, dans une confidence restée célèbre sous le titre de Desperanza, Buies se présentait ainsi au public :

 

«Je suis né il y a trente ans passé, et depuis lors je suis orphelin.

 

De ma mère, je ne connus que son tombeau, seize ans plus tard, dans un cimetière abandonné, à mille lieues de l’endroit où je vis le jour.

 

Ce tombeau était une petite pierre déjà noire presque cachée sous la mousse, loin des regardes, sans doute oublié depuis longtemps.

 

Peut-être seul dans le monde y suis-je venu pleurer et prier.

 

Je fus longtemps sans pouvoir retracer son nom gravé dans la pierre, une inscription presque illisible disait qu’elle était morte à vingt-six ans, mais rien ne disait qu’elle avait été pleurée…

 

Mon père avait amené ma mère dans une lointaine contrée de l’Amérique du Sud, en me laissant aux soins de quelques parents qui m’ont recueilli.

 

 

 

Ainsi, mon berceau fut désert; je n’eus pas une caresse à cette âge même où le premier regard de l’enfant est un sourire.

 

Je puisais le lait au soin d’une inconnu, et depuis j’ai grandi, isolé au milieu des hommes, fatigué d’avance du temps que j’avais à vivre, déclassé toujours, ne trouvant rien qui pût m’attacher ou qui valût quelque souci de toutes les choses que l’homme convoite»

 

Quand il n’y a pas de mère au foyer, c’est un gros morceau qui manque : tout le monde sait cela, plus ou moins par expérience.

 

Par sa mère, une d’Estimauville, petite-fille du célèbre chevalier de ce nom, Arthur Buies était allié à plusieurs familles distinguées de cette partie du pays, les drapeau, les Casault, les Tessier, etc.

 

Son père s’était d’abord fixé à Montréal, mais bientôt après la naissance de ses deux enfant, il obtint par l’entremise de sir Louis-Hyppolite Lafontaine une mission, à la Guyane Anglaise où sa jeune épouse le suivit et mourut.

 

Le jeune Buies fréquenta d’abord el collège de Ste-Anne, puis l’école Toussaint, à St-Michel de Bellechasse, et enfin le Séminaire de Québec.

 

À l’âge de seize ans, il fit le touchant voyage dont il parle plus haut, à la recherche de sa mère.

 

De la Guyane, il fut envoyé par son père en Irlande, pour compléter ses études. Il passa ensuite cinq années à Paris, au lycée St-Louis.

 

Après quelques années passées au Canada, il fit un second séjour de courte durée à Paris, et revint au pays pour ne plus le quitter que pour une certaine escapade à la Californie, qu’il a racontée lui-même en termes désopilants dans ses «Chroniques, humours et caprices.»

 

On peut dire que la moitié de sa vie fut une suite d’aventures de chevalier errant, dont le jeune bohême du temps, à Montréal, et à Québec, a gardé le joyeux souvenir, qu’a du reste immortalisé un poème héroi-comique aujourd’hui oublié.

 

«Le Grand-Tronciade» d’Arthur Casgrain. Mais ce n’est pas le moment d’insister sur ces réminiscences.

 

À partir de 1871, date de la disparition du «Pays» dont Buies était le rédacteur, nouvelle orientation tout en fournissant des articles humoristiques aux journaux de toute couleur qui se disputaient sa prose, notre ami se préparait, inconsciemment peut-être, par des voyages d’exploration dans les régions du Nord,; au rôle important qu’il devait jouer plus tard.

 

C’est lui qui dès 1873 (ou 1878) révélait au grand public, dans des lettres qu’on aime toujours à relire, le «Saguenay, le St-Maurice et l’Outaouais comme futurs greniers du pays, et qui à la même époque prophétisait où qui paraissait alors de haute fantaisie que

 

«le rivage du Lac St-Jean serait bordé de villas et peuplé par plusieurs milliers de touristes qui s’y rendraient chaque été pour faire la pêche, et qu’on y trouverait de grands hôtels en style américain, avec large galeries, belvédères, pavillons, jardins, petits parcs, équipages étincelants, robes longues d’un demi arpent, et chignons défiant les nues», etc.

 

Moins les chignons qui ne sont plus de mode, tout le reste s’est réalisé à la lettre.

 

Plus tard, lorsque le gouvernement Mercier appela le révérend curé Labelle à la tête du commissariat de l’Agriculture et de la Colonisation, celui-ci comprit qu’il fallait un Élisée.

 

Reclus pour vulgariser la nouvelle géographie du pays. Il appela Buies auprès de lui, et depuis cette époque nous avons une série d’études superbement écrites sur toutes les grandes régions de colonisation, l’Outaouais Supérieur, le Témiscamingue, le St-Maurice, le Saguenay et le Lac St-Jean, la Vallée de la Mapédia, la région du Squatteck, l’intérieur du comté de Matane et que sais-je encore!

 

Ce sont des ouvrages écrits en franais élégant, dignes de figurer dans les bibliothèques d’Europe. Le dernier livre de mon vieil ami, consacré à la Provonce de Québec, a remporté un grand succès à l’Exposition de Paris l’an dernier.

 

Il préparaiet un autre travail destiné à compléter son œuvre géographique, lorsque la mort l’a frappé.

 

Il a eu de son vivant la satisfaction de voir bon nombre de ses opinions prévaloir, de ses prédictions d’accomplir et des travers qu’il a jusetifiés se corriger.

 

De sa tombe germeront sans doute d’autres réformes car c’était un fier semeur d’idées.

 

Il me fournit lui-même le texte des adieux que je voulais lui adresser, au nom de tous ses vieux amis, au moment où sa pauvre dépouille va desc endre dans la fosse.

 

Quoi de plus beau, en effet, que les réflexions émues par lesquelles il terminait son fameux article «Morituri mortuo», paru dans le «Canadien» en février 1874 à l’occasion de la mort prématurée du brillant Lucien Turcotte!

 

À l’aurore nouvelle, tes yeux se sont ouverts avant même de se fermer à la pâle lumière de notre misérable vie et avant de quitter la terre, ton âme dégagée volait déjà libre dans les cieux.

 

Oh! Apprends-nous les secrets de cet autre… si redouté, et qui n’est pourtant qu’une délivrance, une éclosion au bonheur que nous cherchons en vain parmi les ténèbres que tu as franchies; fais rayonner dans nos cœurs les immortelles espérances de la tombe; reste nous comme la lumière de notre âme, nous allons maintenant te dire adieu et qui nous éloignons pour toujours de ces pauvres restes qui sont tout ce que la mort a laissé d’une vie que nous avons si longtemps et si tendrement partagée.

 

Adieu, Adieu, mon cher ami; nous ne tarderons pas à te rejoindre. Notre jeunesse à nous est déjà aux trois quarts envolée; ce qui en reste ne pourra longtemps retarder la mort et son œuvre sera facile.

 

Heureux, toutefois d’avoir trouvé dans la tienne un enseignement et une force qui raniment nos défaillances. Plus heureux encore, si comme toi, nous méritons de laisser après nous d’aussi inconsolables et d’aussi justes regrets.

 

Auteur inconnu

Le Soleil, Janvier 1901

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(Exemple: Henri+Menier)



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Livres et documents sur Anticosti

(50) (Nouveau)

Cahiers d'entretiens avec des Anticostiens (1976-1981) par LUC JOBIN, 160 pages

(49) (Nouveau)

Collection Desbiens

 Ces 174 photographies font partie de la collection Desbiens. Ces documents sont présentés pour la première fois grâce à LUC JOBIN.

(47) Le journal LE SOLEIL publie en 1897, 1898 et 1899, et rapportées ici, les actualités, rumeurs et nouvelles qui provenaient de l'île d'Anticosti au début de l'ère Menier.

(46) Actes Notariés - en 1899 Henri Menier achète de 26 habitants anticostiens 28 lots de terrains et habitations dans le but de devenir le seul propriétaire sur l'île.

(45) Anticosti sous Gaston Menier (1913-1926) par Rémy Gilbert. Document inédit de 24 pages par l'auteur du livre «Mon île au Canada», 1895-1913, les Éditions JID.

 

(44) Suite à une demande de Menier pour la concession de lots de grève et de lots à eau profonde à Baie-Ellis, Félix-Gabriel Marchand, premier ministre et Simon-Napoléon Parent, maire de Québec font une visite sur l'île d'Anticosti (voyage raconté par le journaliste du journal Le Soleil, 1898). 4 pages.

 

(43) Gaston, Albert et Henri Menier, leurs yachts en image. référence: Voiles/Gallimard, Les mémoires de la mer, Jack Grout.

 

(42) 1827, naufrage du Harvest Moon au large d'Anticosti. En 1928 le fils d'un naufragé raconte.

 

(41) En 1850 on envisageait de faire de l’île d’Anticosti, une prison. Journal Le «Canadien», le 21 juin 1850

 

(40) Le steamer «Le Merrimac» s'échoua sur l'île d'Anticosti en 1899. Le journal Le soleil raconte l'aventure, liste des passagers et biographie de l'un d'entre eux, un québécois.

 

(39) L'Aberdeen, un steamer de ravitaillement des phares s'échoua en 1899 près du cap Jupiter, Anticosti; un passager raconte.

 

(38) M. Clarke Wallace (1844-1901) membre du parlement canadien était un adversaire de l’île d’Anticosti de M. Menier. LA PATRIE, LE 11 AOÛT 1899

 

(37)  En 1902, l'honorable Charles Marcil, député de Bonaventure livre à un journaliste ses impressions sur Anticosti. M. Marcil est le grand-père de la comédienne Michèle Tisseyre.

 

(36) Bail entre Gaston Menier et la commission du Hâvre de Québec, pour la location de locaux au Bassin Louise de Québec, le 29 décembre 1920, devant notaire.

 

(35) Vente d'Anticosti le 19 juillet 1926 à la Wayagamac Pulp and Paper devant le notaire E.G. Meredith.

 

(34) Exploration Vaureal-Jupiter, Anticosti, entre le 7 et le 28 mars 1901 par Ovila Montreuil ingénieur civil, assistant de Jacquemart, chef du service des travaux.

 

(33) Le Croiseur anglais HMS Pallas s'arrêta à Anticosti en 1900, dont le capitaine était l'Honorable Walter G. Stopford. Article paru dans le Petit Journal Militaire, Maritine, Colonial le 25 septembre 1904.

 

(32) NOTAIRES - 20 actes notariés du temps de Menier

 

(31) L'acte de vente d'Anticosti à Menier le 18 décembre 1895 devant le notaire William Noble Campbell

 

(30) Le testament de Louis-Olivier Gamache le 22 septembre 1851 devant le notaire Jos. Pelchat

 

(29) Rapport du ministre de l'agriculture de la Province de Québec, 1909.
Lauréat de la médaille d'argent et du diplôme de Très-Grand-Mérite:
Alphonse Parent, Baie Ellis, Anticosti.
Index de 57 noms, 16 pages

 

(28) Lettre de Mgr J.C.K. Laflamme à Henri Menier, septembre 1901 

 

(27) Lettre de Joseph Schmitt à Mgr J.C.K Laflamme le 17 juillet 1901

 

(26) Lettre de Joseph Schmitt à Mgr J.C.K. Laflamme le 5 juillet 1901

 

(25) Lettre de Henri Menier à Mgr J.C.K. Laflamme le 5 octobre 1901

 

(24) Permis de séjour du 15 août au 30 septembre 1901 délivré à Monseigneur J.C.K Laflamme par L.O. Comettant.

 

(23) En 1899, 16 journalistes ont visité l'île Anticosti. Voici ce qu'ils ont raconté.

 

(22) Titre en faveur de Louis Jolliet par Jacques Duchesneau, 1680

 

(21) L'île Ignorée, TOME 2, manuscrit de Georges Martin-Zédé achevé en 1938, (archives de l'Université Laval), édité ici pour la première fois avec un index de 303 noms, 42 pages.

 

      L'île Ignorée, TOME 1, par Georges Martin-Zédé, manuscrit de Georges Martin-Zédé achevé en 1938, (archives de l'Université Laval), édité ici pour la première fois avec un index de 114 noms et 24 illustrations, 33 pages.

 

(20) Voir le vidéo, journal LE MONDE

Jerôme Verroust, journaliste français, parle du parcours de guerre de son arrière-grand-père, Fernand Le Bailly sur cet entretien vidéo au journal Le Monde. Fernand Le Bailly a séjourné sur l’île Anticosti à partir de 1896. Il était marié à Simone Lavigne, petite-fille de Oscar Comettant.

 

(19) Monographie de l'île d'Anticosti par le docteur Joseph Schmitt, 1904, 370 pages.

 

(18) À la mémoire de feu Arthur Buies, journal le Soleil, le 28 janvier 1901.

(17) Arthur Buies, journal le Soleil, Lettre à Ernest Pacaud, le 30 septembre 1899.

 

(16) Arthur Buies, journal Le Soleil, Anticosti, le 23 septembre 1899.

 

(15) La date de la mort de Jolliet, 1886, par l'abbé Cyprien Tanguay

 

(14) Projet de perpétuer le souvenir de Jolliet, 1980, par Luc Jobin, article de Monique Duval, Le Soleil.

 

(13) Lettre de Mgr Charles Guay à Mgr Clovis-Kemner Laflamme, 1902

 

(12) Notice sur l’île Anticosti par Jules Despecher (1895), 6 pages

 

(11) Anticosti par Damase Potvin (1879-1964), 6 pages

 

(10) Le journal de Placide Vigneau (1842-1926) 

 

(9) Histoire et légendes d'Anticosti. Jolliet, Gamache, Ferland, Vigneau et les naufrages, 6 pages.

 

(8) Lettre de Fernand Le Bailly à Mgr. Joseph-Clovis K. Laflamme en 1905.

 

(7) Correspondance du Consul de France, M. Kleskowsk.

 

(6) Cahiers-carnets-agendas de Martin-Zédé (1902-1928).

 

(5) Registre de pêche aux saumons (1896-1928) de Henri Menier sur l'île Anticosti.

 

(4) Entrevue avec Luc Jobin, par Lucien Laurin, le 8 avril 1982.

 

(3) Anticosti 1900, C. Baillargé, 14 pages. (Lire sur Ipad)

 

(2) Oui, j'ai aimé... ou la vie d'une femme, Thyra Seillières, 1943, conjointe de Henri Menier, 244 pages. (Lire sur Ipad)

 

(1) Anticosti, esquisse historique et géographique par Nazaire Levasseur, 1897, 40 pages. (Lire sur Ipad)

 

(0) Lettres de l'Ile Anticosti de Mgr Charles Guay, 1902, 312 pages.

Le 30 mars 2011

 

Rajout: 77 partitions musicales de la main de Lucien Comettant alors qu'il était gouverneur de l'Ile Anticosti. Ces documents dormaient dans une boite depuis 100 ans. Il s'agit de pièces musicales de style victorien pour piano (et violon).

 

Plusieurs livres ont été ajoutés dans la bibliothèque dont:

 

(1) La ville de Québec sous le régime français, volume 1, 1930, 549 pages 

     La ville de Québec sous le régime français, volume 2, 1930, 519 pages

 

(2) Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son oeuvre. Québec, 1927, 380 pages. Notre arrière-grand-mère était la fille de Zéphirin. Il est le fondateur de la Compagnie Paquet de Québec.

 

(3) L'île d'Orléans, livre historique publié en 1928, 505 pages

 

(4) La biographie du docteur Ferdinand Philéas Canac-Marquis écrite par Nazaire LeVasseur, 1925, 276 pages. Ferdinand est le frère de Frédéric Canac-Marquis, notre arrière-grand-père.

 

Nazaire LeVasseur, l'auteur, est le père de Irma LeVasseur, première médecin femme canadienne-française et fondatrice de l'hôpital Ste-Justine. Il avait été l'agent de Henri Menier et de Martin-Zédé à Québec pour l'entreprise Anticosti.

 

Pauline Gill a récemment écrite un roman historique sur Irma LeVasseur et parle dans son livre de Nazaire LeVasseur et de Ferdinand Canac-Marquis, fils de Frédéric Canac-Marquis