Journal

Le 14 avril 1898
 

Une dépêche de la plus haute importance nous arrive de M. Comettant gouverneur de l’île d’Anticosti, annonçant qu’un nommé MacDonald de la Baie des Anglais, sur l’île d’Anticosti, a été trouvé mort dans sa maison par un garde chasse.

 

McDonald est mort dans de mystérieuses circonstances. Il était seul chez lui lorsqu’on découvrit son cadavre étendu sur le plancher. On ne peut affirmer qu’il est mort victime de lâches assassins, cependant.

 

M. Comettant, dans sa dépêche, dit qu’il est presque certain que la maisonnette de MacDonald a été  mise au pillage par certains habitants de la Baie aux Renards, Fox Bay.

 

Il paraît qu’à cet endroit, il y a quelques pêcheurs peu scrupuleux, vivant de contrebande et du fruit de leurs exploits sur les côtes habitées par des habitants plus aisés qu’eux.

 

La population de la Baie des Anglais est dans une profonde consternation au sujet de la mort mystérieuse de McDonald. Les conjectures comme bien on le pense, vont leur train. Le gouverneur de l’île d’Anticosti a demandé au magistrat Simard s’il fera une enquête des faits.

 

M. Simard s’est immédiatement mis en communication avec l’assistant procureur général Cannon, qui lui a donné toute la latitude voulue pour se rendre au désir du gouverneur de l’île. M. Simard doit repartir incessamment pour le bas du fleuve et s’occupera vigoureusement de cette affaire.

 

M. Simard est arrivé ici avant-hier soir après avoir fait naufrage en route, sur une goélette, entre Baie St-Paul et cette ville. Parti de la Baie vendredi dernier avec quelques hommes d’équipage, sur son voilier, il rencontra tant de glaces qu’il dut, rendu à Ste-Anne de Beaupré, jeter son vaisseau à la côte et prendre le convoi pour Québec.

 

L’équipage est arrivé hier matin en cette ville avec le vaisseau qui a beaucoup souffert du trajet. La mâture et les agrès ainsi que la coque ont été probablement endommagés.

 
Le 27 avril 1898
 

ÎLE D'ANTICOSTI

Grand nombre de personnes veulent y aller travailler

 

Notre reporter s’est rendu ce matin au bureau de M. N. Levasseur, l’agent de M. Menier, à Québec, pour tout ce qui concerne l’île d’Anticosti.

 

Pendant quelques minutes qu’il a été là, il a vu entrer pas moins de 15 personnes de Québec et de la campagne demandant d’aller travailler sur l’île, soit comme agriculteur, charpentier, ou mécanicien.

 

Comme rien n’est décidé encore au sujet des travaux à faire sur l’île à la prochaine saison M. Levasseur s’est contenté de prendre les noms et adresses des ouvriers.

 

Il a annoncé qu’il n’y aura rien de décidé définitivement avant l’arrivée au Canada de M. Menier, qui doit arriver à Québec, vers le 20 mai, à bord de son nouveau et splendide vaisseau l’Uranie, jaugeant 1000 tonneaux.

 

Cependant, on s’attend qu’il y aura des travaux considérables de faits sur l’île et qu’un grand nombre d’ouvriers seront engagés.

 

On se rappelle que l’année dernière il avait été annoncé qu’un français avait demandé et obtenu de M. Menier la permission de faire la chasse à l’ours sur l’île, afin d’y établir une «boucanière» et faire l’expédition en Europe de jambons de viande d’ours.

 

Plus tard, la nouvelle ajoutait que déjà une trentaine d’ours avaient été tués, que la «boucanière» était en pleine opération, que les jambons d’ours commandaient un bon prix sur le marché français et que notre industrieux français était en train de faire fortune. Notre reporter a interrogé à ce sujet M. Levasseur, qui a dit que cela était complètement dénué de fondement et qu’il n’avait jamais été question d’une telle chasse à l’ours sur l’île.

 
Le 15 juillet 1898
 
Le nouveau yacht de M. Menier en route pour Québec
 
Pointe-au-Père, 14
 
Le yacht à vapeur de M. Menier, la «Bacchante» est passé ici à la Pointe-au-Père, venant d'Anticosti.
 
Le 27 juillet 1898
 

L'HONORABLE M. TARTE À ANTICOSTI

L'honorable M. Tarte a dressé la dépêche suivante

à La Patrie

 

Baie des Anglais, 26 juillet

 

Je suis ici, chez M. Henri Menier. J’y trouve des merveilles accomplies par ce capitaliste français. L’île d’Anticosti me paraît favorable du développement d’une exploitation agricole.

 

M. Menier s’est assuré les services de M. Picard avec lequel je viens de faire la visite de l’établissement.

 

J’y ai vu un joli petit troupeau de bétail canadien, acheté chez M. Denis de St-Norbert. M. Menier prend un vif intérêt à la colonie qu’i8l crée et qui se compose presque exclusivement de Canadiens français.

 

Mon département a 228 milles de fils télégraphiques sur l’île.

 

J. -Israel Tarte

 
Le 3 août 1898
 

ARRIVÉE DE M. MENIER À QUÉBEC

À BORD DE SON YACHT LA «BACCHANTE»

 

Ce matin, le magnifique yacht à vapeur à trois mâts de M. Menier, propriétaire de l’île d’Anticosti, la «Bacchante» est arrivée dans notre port, ayant à son bord M. Menier.

 

Le yacht est très élégant et a une jolie apparence dans sa toilette blanche, car il est peinturé tout en blanc.

 

La «Bacchante» qui visite notre port pour la première fois a mouillé dans le bassin Louise où grand nombre de personnes sont allées le visiter.

 

M. Menier était accompagné du gouverneur de l’île d’Anticosti, M. Comettant, M.R. Eustache, le secrétaire général, M. Georges Martin, M. Meynard, le Dr. Demay et autres.

 

Il a été rencontré à Québec par le major N. Levasseur, représentant de M. Menier à Québec, M. J. Peters et Albert Peters, ses entrepreneurs, et M. Géo. Gibson, son avocat à Québec.

 

Les distingués français ont ce midi visité le monument Champlain qu’ils ont beaucoup admiré.

 

Ils sont descendus au Château Frontenac.

 

M. Menier qui compte de nombreux amis à Québec qu’il a visité pour la première fois l’année dernière, est toujours le bienvenu dans la vieille ville de Champlain.

 
Le 5 août 1898
 

LA «BACCHANTE»

 

La «Bacchante» de M. Menier qui est actuellement dans notre port, est un énorme yacht à vapeur qui jauge plus de 1,000 tonneaux et a un tirant d’eau de dix-neuf pieds.

 

Dans le voyage de Chicoutimi, on a été forcé de jeter l’ancre à une dizaine de milles du chef-lieu du Saguenay, aux battures où les navires prennent d’ordinaire leur chargement parce qu’il n’y avait pas assez d’eau.

 

Il y a trois mâts et sa voilure ressemble à celle d’une barquentine. Il a une longueur de plus de 120 pieds, et est peinturé en blanc avec décorations dorées à la poupe et à la proue.

 

Il est éclairé à l’électricité et ses haubans sont pourvus de lampes électriques qui servent de signaux de nuit.

 

Nous ne connaissons encore rien de son aménagement parce qu’on ne pouvait pas y être admis aujourd’hui. Il y a un équipage de soixante-deux hommes à bord.

 
Le 5 août 1898
 

M. Menier à Québec

 

Le propriétaire de l’île d’Anticosti, M. Menier et sa suite, ont pris le goûter à deux heures hier après-midi, à la citadelle.

 

À dix heures ce matin, sur invitation de M. H. Price, M. Menier est allé visiter les chutes de la Chaudière et le site du futur pont entre Québec et Lévis.

 

Quelques membres de la Commission du hâvre, quelques membres du cabinet provincial et quelques journalistes ont pris part à cette excursion.

 

Les visiteurs sont partis par un convoi spécial du Grand Tronc et reviendront vers trois heures p.m. par le bateau-passeur de St-Romuald.

 
Le 8 août 1898
 

M. H. M. Price fait les honneurs de la ville

 

C’est la bonne fortune de Québec de compter un certain nombre de citoyens qui, en différentes occasion, tiennent à faire les honneurs de la ville aux étrangers de distinction.

 

Nous avons le plaisir d’avoir au milieu de nous depuis quatre jours un millionnaire parisien, M. Menier. Ce capitaliste aux idées aussi larges que la bourse, a pris un intérêt au Canada en achetant une propriété immense, toute l’île d’Anticosti.

 

M. Menier a en outre dépensé pour l’exploitation de cette île plusieurs centaines de mille dollars, la plus grande partie de cet argent a été versée à Québec.

 

C’est Québec qui a fourni toutes les provisions à la colonie nouvelle. C’est notre grand établissement Peters qui y a bâti l’église, les quais, les moulins et toutes les habitations.

 

M. Menier, le millionnaire parisien est donc devenu un canadien marquant et qui comptera encore davantage lorsque l’île ayant complété son développement sera organisée comme circonscription électorale.

 

C’est ce qu’a bien compris notre distingué concitoyen M. H. M. Price.

 

Avec son tact et son esprit d’initiative bien connus, il y a résolu de convier M. Menier à une réception chez lui, aux chutes Montmorency. Il a tenu à lui montrer toutes les richesses encore relativement improductives que nous avons à Québec et aux environs.

 

M. Price a eu ainsi l’excellente idée de faire entourer M. Menier de quelques-uns de nos citoyens qui pouvaient lui servir le mieux de guides, tant à cause de leur connaissance parfaite de nos ressources que de leur confiance dans l’avenir et leur dévouement aux intérêts généraux.

 

M. Price, après avoir fait visiter à M. Menier ce côté-ci de la rivière l’a conduit aux chutes de la Chaudière et lui a exposé tous les projets d’illumination et de travaux électriques que rêve la population de la Rive-Sud.

 

Au superbe déjeuner donné à la résidence de M. Price, M. Menier et l’honorable premier ministre M. Marchand ont fait des discours fort admirés qui ont dû stimuler l’esprit d’entreprise de tous les convives et récompenser M. Price de sa si généreuse hospitalité.

 
Le 19 août 1898
 

Les Honorables Marchand et Parent

à l'île d'Anticosti.

Ils reviennent cet après-midi
 

Les Honorables M. Marchand et M. Parent ainsi que leurs compagnons de voyage sont arrivés ici cette nuit.

 

Toute la colonie française de l’île leur a fait une belle réception. Ils sont les hôtes de M. Comettant, gouverneur d’Anticosti.

 

Aujourd’hui, on a organisé une excursion à la Baie de Gamache, où le party rencontrait le propriétaire de l’île, M. Menier.

 

Mais le temps que ces messiers ont à leur disposition est court, trop court. Les  honorables M. Marchand et M. Parent devront être à Québec pour lundi.

 

Ainsi leur départ est-il fixé à cet après-midi. Ils se rendront à Rimouski et de là à Québec.

 
Le 27 septembre 1898
 
Cour Vice-Royale
La Citadelle, Québec, lundi soir, 26 septembre
Cet après-midi, son Excellence accompagnée de Lady Thompson, a visité...
Ce soir, leurs Excellences ont donné un dîner à la Citadelle.
Les personnes suivantes ont eu l'honneur d'être invitées au dîner de ce soir à la Citadelle:
... M. et Mme Comettant...
 
Le 29 septembre 1898
 
Le «Savoy» est arrivé hier, venant d'Anticosti
 
Le 26 octobre 1898
 
Le «Witness» vient de donner un excellent exemple d'impartialité. Depuis des semaines, ce journal dénonçait la vente de l'île d'Anticosti à M. Menier.
 
Il allait jusqu'à reprocher au gouvernement de M. Marchand d'avoir effectué cette vente. «Le Soleil» a cru bon de faire un exposé complet de la question dans le numéro du samedi 27 octobre.
 
Le «Witness» sans en être nullement requis a traduit littéralement notre article et l'a placé devant son public. Il est probable que cela aura l'effet de faire cesser toute plainte à ce sujet.
 
Le 5 novembre 1898
 
«LE COURRIER DU CANADA»
SUR L'ÎLE D'ANTICOSTI
Ce que dit M. Comettant
 

L’arrivée de M. Comettant, gouverneur de l’île d’Anticosti, et de Mme Comettant par le «Savoy», hier a été le signal d’une course entre journaliste auprès du représentant de M. Menier, pour avoir des nouvelles de l’île, et naturellement rien de plus pressé que de lui demander s’il connaissait quelque chose de la dépêche de M. Chamberlain.

 

M. Comettant a dit qu’il avait déjà eu connaissance d’une dépêche de la même source, mais il a paru très étonné du contenu présumé de la dernière.

 

Quant au cas des habitantes de Fox Bay, il n’a voulu rien en dire, la cause devant être jugée par les tribunaux. M. Comettant est très satisfait de la récolte sur l’île, cette année.

 

Les légumes ont donné un aussi bon rendement qu’à la ferme expérimentale. M. Picard, le directeur de l’agriculture sur l’île qui est gradué de l’école de Minard en France, est très satisfait lui aussi.

 

Il a envoyé à Paris un échantillon d’avoine récolté sur l’île, qui a été admiré. Des milles de chemins ont été macadamisés sur l’île et il paraît que ces chemins sont plutôt des avenues que des routes.

 

Actuellement, il est question de bâtir un château pour M. Menier à la Baie Ellis et de faire un port artificiel au même endroit.

 

Le gibier se multiplie sur l’île mais le poisson et l’appât ont été très rares cet été sur la côte d’Anticosti.

 

M. Comettant retourne lundi avec une cargaison de provisions générales achetée à Québec et évaluée à $20,000. Mais il espère revenir encore une fois cet automne.

 
Le 17 novembre 1898
 
M. L.-O. comettant, le gouveneur d'Anticosti, est à Québec et loge au Château Frontenac.
 
Le 18 novembre 1898
 

POUR ANTICOSTI

Des castors superbes

 

Le gouverneur de l’île d’Anticosti, M. Comettant, qui était à Québec depuis lundi, a pris définitivement congé de ses nombreux amis de Québec et est reparti pour son île, hier soir, à bord du «Savoy». On ne le reverra à Québec, maintenant qu’à l’ouverture de la navigation, le printemps prochain.

 

Le «Savoy» apporte cette fois-ci dans l’île d’Anticosti deux ou trois couples de superbes castors qu’un habile chasseur, M. Morin, a trouvé moyen de prendre vivants, dans le comté de l’Islet.

 

On rapporte à ce sujet que le garde-chasse de l’endroit M. Caron a commencé par saisir ces castors entre les mains de Morin pour les confisquer.

 

Il a fini par les remettre et ils sont arrivés à temps à Québec pour être mis soigneusement à bord du «Savoy»

 
Le 18 avril 1898
 

SUR L'ÎLE D'ANTICOSTI,

le prétendu meurtre

 

Nous avons interrogé ce matin l’agent de M. Menier à Québec, au sujet de la prétendue mort violente d’un des plus vieux colons de l’île d’Anticosti, M. MacDonald. Il n’en connaissait absolument rien et a paru tout étonné de l’apprendre.

 

Il m’a dit qu’il avait su, il y a un peu plus d’un mois, qu’on avait trouvé MacDonald mort dans sa cabane, mais qu’il avait supposé dans le temps que ce vieux pionnier de l’île était mort de mort naturelle et peut-être subitement.

 

Il était âgé de près de quatre-vingt-neuf ans et vivait seul en ermite. Il demeurait, je crois, sur les bords d’une baie qui porte son nom.

 
Le 18 avril 1898
 

Le Savoy partira demain

pour Anticosti

 

M. Menier, le riche propriétaire de l’île d’Anticosti, est attendu à Québec dans une quinzaine. Il traverse à bord de son yacht

 
Le 28 avril 1898
 

M. Comettant, gouverneur de l’île d’Anticosti est à Québec avec sa famille. Ils sont descendus à l’Hôtel Clarendon.

 

Il est possible que M. Comettant retourne demain, sur son navire le Savoy.

 

Le Gouverneur rapporte avoir passé un hiver des plus charmants sur l’île. Il n’y a pas eu de vent et la température a été des plus agréables.

 

On y a improvisé les sports qui ont contribué à rendre bien intéressant le séjour de ceux qui avaient accepté du service dans l’île. Il y a eu courses en patins, en raquettes, etc.

 

Les deux demoiselles Comettant se sont vite acclimatées, puisque chaussant la raquette pour la première saison, elles ont remporté les premiers prix.

 
Le 27 avril 1898
 

«L'ÉVÉNEMENT»

Le Steamer «Savoy» retour de l’île d’Anticosti

 

Le Steamer «Savoy», capitaine Bélanger, parti la semaine dernière pour l’île d’Anticosti, nous est revenu hier avec plusieurs passagers. Entre autres, nous avons remarqué le gouverneur de l’île, M. Comettant et sa famille, actuellement à l’Hôtel Clarendon.

 

Plusieurs commis et ouvriers sont aussi revenus à Québec, mais repartirons dès lundi prochain pour reprendre la besogne.

 

Ce matin, il nous a été impossible de rejoindre M. le gouverneur Comettant pour avoir de nombreux renseignements, mais c’est partie remise.

 

L’on nous cependant dit qu’il y a encore deux pouces de neige, cela ne nous surprend nullement, la rivière de la Baie des Anglais n’est pas encore libre de glace.

 

Cependant, le «Savoy» a pu débarquer sa cargaison sans trop de difficulté, mais n’a pris aucune cargaison pour remonter en vide.

 

Cet hiver sur l’île d’Anticosti l’on a coupé plus de 30,000 billots dont la plupart seront consacrés à la construction d’un brise lames à la Baie Gamache.

 

Les moulins à scie n’ont commencé à fonctionner que depuis une quinzaine de jours. Tous les habitants de l’île, nous dit-on, sont en bonne santé.

 

Avant de retourner dans le bas du fleuve le «Savoy» subira des réparations à son arbre de couche et à son écubier. On doit aussi lui procurer une autre chaine.

 

Le capitaine Bélanger est d’avis qu’il pourra se mettre en route pour l’Anticosti, lundi prochain.

 
Le 30 avril 1898
 

«L'ÉVÉNEMENT»

Plusieurs ouvriers en route pour l’Anticosti, Le steamer «Savoy» capitaine Bélanger, doit partir ce soir pour l’île d’Anticosti, ayant à son bord le gouverneur de l’île M. Comettant et une cinquantaine d’ouvriers qui vont travailler dans les moulins à scie et au quai de la Baie Gamache.

 

La plupart de ces ouvriers appartenant au quartier Montcalm sont déjà allés travailler toute une saison à l’île d’Anticosti. Cette après-midi, ils se déclaraient heureux de partir pour l’île; chose extraordinaire, tous les gens du quartier Montcalm et surtout les bouchers de la halle Berthelot, sont heureux de voir leurs grands gaillards partir pour l’Anticosti.

 

Sans être de mauvais garnements, passaient leurs journées à se rassembler au coin des rues et parfois à caresser Bacchus. Espérons que leur second séjour à l’île leur sera un «gold cup». La famille de M. Comettant reste à Québec.

 
Le 28 avril 1898
 
Le Savoy est encore à son quai complétant sa cargaison. Il partira probablement demain pour l'Anticosti.
 
Le 23 mai 1898
 
Le gouverneur Comettant de l'île d'Anticosti doit partir aujourd'hui avec sa famille pour retourner dans l'île.
 
Le 24 mai 1898
 
M. le gouverneur Comettant a retardé son départ pour l'île d'Anticosti afin d'assister au diner d'État qui sera donné ce soir à Spencer Wood. Il s'embarquera sitôt aporès le banquet.
 
Le 1 juillet 1898
 

TROUBLE À L'ÎLE D'ANTICOSTI

Départ d'un détachement

de polices

Plaintes portées par le gouverneur de l'île

 

Sur instructions reçues hier après-midi du procureur général, Son Honneur le juge Chauveau a donné ordre au sergent Patry et aux constables Sommerville, Buteau et McCarthy, de la police provinciale de se rendre à l’île d’Anticosti. Ils sont partis hier soir par le «Savoy».

 

Il y a  quelques  jours, l’honorable M. Marchand avait reçu une lettre de M. Comettant, gouverneur de l’île, se plaignant que dix familles résidant à Fox Bay faisaient la chasse et coupaient du bois appartenant à M. Menier. Cela est contre les lois de l’île.

 

Les familles ont été fréquemment averties, mais en vain. Le gouverneur demande qu’elles soient expulsées et a demandé de la force pour mettre à bord du «Savoy» et les conduire où elles voudront aller.

 

M. Comettant paiera toutes les dépenses de voyage des constables.

 
Le 2 juillet 1898
 
Le «Savoy» est parti hier matin pour l'île d'Anticosti.
 
Le 12 JUILLET 1898

 

 

LA POLICE PROVINCIALE DE RETOUR DE L'ÎLE D'ANTICOSTI

 

Le détective Patry, accompagné de son homme est arrivé ce midi de l’île d’Anticosti, où il était allé remplir une mission assez délicate, chasser de Fox Bay une dizaine de familles qui chassaient et pillaient le gibier.

 

La présence de la police provinciale à Fox Bay, bien décidée à faire son devoir en a imposé aux habitants qui s’étaient proposés, parait-il de résister, 24 heures leur étant données pour avoir déguerpir.

 

Ceux-ci se soumirent et demandèrent jusqu’au 10 septembre prochain, pour avoir le temps de mettre ordre à leur affaires ce qui leur fut gracieusement accordé par M. Comettant, le gouverneur de l’île d’Anticosti.

 

M. Comettant a chaleureusement félicité le détective Patry et ses hommes pour l’habileté qu’ils ont montée dans l’exécution de leur devoir sans avoir recours à la force.

 
Le 9 août 1898
 
Le gouverneur Comettant et sa famille sont retournés à Anticosti.
 
Le 10 août 1898
 

M. Menier a royalement fait les honneurs de son yacht durant son séjour ici, nous avons mentionné les divers réceptions données à bord de la «Bacchante», mais nous avons involontairement omis de mentionner que samedi soir, M. Menier avait invité à dîner M. J. Macara, représentant de la banque de Montréal à Québec, M. Gibson, avocat, l’échevin Georges Tanguay et le major Levasseur.

 
Le 9 août 1898
 
Le gouverneur Comettant et sa famille sont retournés à Anticosti
 
Le 10 août 1898
 

LA  «BACCHANTE»

 

M. Menier est parti hier pour l’île d’Anticosti à bord de son superbe yacht la «Bacchante». Notre reporter a eu l’occasion de visiter le yacht hier.

 

Nous avouons que tous consentiraient sans se faire tirer l’oreille à traverser l’Atlantique à bord de la «Bacchante». C’est un bijou.

 

Il y a une salle à manger sur le pont. C’est une salle favorite… par les beaux temps, bien entendu. Vous êtes au grand air et vous avez tout le temps la vue de la mer.

 

Il n’est besoin de vous dire qu’elles sont montées avec luxe. Les pièces de l’appartement privé du maître de l’océan sont on ne peut plus luxueuses. La boiserie est en bois oriental, le bois de teck; et elle vous enivre de son parfum caractéristique. L’appartement privé de M. Menier est entouré de pièces réservées à ses amis et montées avec presque tout autant de luxe que la sienne.

 

Il y a un cabinet particulier pour la photographie. Vous passez de ces pièces par un couloir à une salle à manger qui n’est en usage que dans les gros temps. Les visiteurs, dimanche dernier étaient invités ici; en passant à déguster à la santé de M. Menier, un verre de fin champagne, de chartreuse, etc. etc. Le salon tient en même temps lieu du cabinet de lecture et de la bibliothèque et les revêtements de cette pièce sont en acajou.

 

Nous remarquons sur la table de centre de vieilles armes de Dalmatie, coutelas, poignards, pistolets, etc. et dans les pièces de M. Menier des choses antiques d’une rareté et d’une richesse incontestable. La salle à manger sur le pont, est à l’une de ses extrémités un véritable arsenal. Il y a là toute une rangée de fusils à aiguille dernier modèle, et très propres à inspirer le respect à ceux qui pourraient être tentés de porter une main sacrilège sur ce palais flottant. Il y a de plus sur le pont deux Hochkier à tir rapide.

 
Le 17 août 1898
 

Les lots de grève de l'île d'Anticosti

 

M. Henri Menier, propriétaire de l’île d’Anticosti a l’intention, comme nous l’avons déjà annoncé, d’acheter les lots de grève à eau profonde, sur tout le parcours de l’île d’Anticosti, soit de deux à trois cents milles de terrain. M. Menier a parait-il offert la somme de cent mille dollars pour ces lots.

 
Le 18 août 1898
 

Les Honorables Marchand et Parent

à New-Carlisle et Paspédiac.

En route pour Anticosti.

 

Les honorables M. Marchand et M. Parent sont arrivés ici hier. Ils ont été l’objet d’une enthousiaste réception.

 

Les principaux citoyens ont tenu à les accompagner dans leur visite à Paspébiac. M. Georges Tanguay, échevin de notre ville, et M. A. Alarie, secrétaire de M. Parent, étaient du party.

 

Les ministres nous ont quitté à la veillée. Ils sont partis sur le «Savoy» pour Anticosti où ils seront les hôtes de M. Menier.

 
Le 15 septembre 1898
 
Le «Savoy», Capitaine Bélanger, de Anticosti avec passagers et fret, arrivé dans le port hier matin, a amarré au quai Napoléon.
 
Le 15 septembre 1898
 
Au Clarendon, M. L.-O. Comettant et sa famille, Île d'Anticosti.
 
Le 17 septembre 1898
 
Nous apprenons que le chef de la sûreté Carpenter, lors de son dernier voyage qui a duré un mois, a poussé une pointe jusqu'à l'île d'Anticosti. M. Carpenter avait été chargé dit-on, par une grande corporation d'une mission très importante.
 
Le 4 octobre 1898
 
Le «Savoy» est parti à 6 hrs p.m. hier pour l'île d'Anticosti, chargé jusqu'à sa ligne de flottaison de provisions pour l'hiver.
 
Le 11 octobre 1898
 
Le «Savoy» est arrivé hier matin, venant d'Anticosti
 
Le 20 octobre 1898
 
M. Geo. F. Gibsone, l'avocat de M. Menier, propriétaire de l'île d'Anticosti, a pris une action à la cour Supérieure de la malbaie, pour faire déloger certains colons de fox Bay.
 
Ceux-ci ont envoyé deux délégués à Québec qui ont confié leur cause à M. W. H. Davidson, avocat.
 
Le 26 octobre 1898
 
Le steamer Savoy, capitaine Bélanger, est parti hier après-midi pour Anticosti, avec passagers et cargaisons générales.
 
Le 5 novembre 1898
 
M. Comettant, gouverneur de l'île d'Anticosti et Mme Comettant, sont au Château Frontenac pour jusqu'à mardi prochain
 
Le 11 novembre 1898
 

LES SQUATTERS

M. Comettant, gouverneur de l’île d’Anticosti, vient de faire à la presse du Canada une déclaration qui devra sinon mettre fin aux diatribes des journaux francophones, contre le propriétaire de l’île, du moins de faire bien comprendre l’intention et le mobile.

 

Nous lui laissons la parole.

 

«Je tiens à déclarer ici, une fois pour toutes, et je désire qu’il soit parfaitement compris que l’île est sous le drapeau britannique, que les lois qui régissent la population de l’île sont les lois canadiennes et que le trouble qui est survenu entre le propriétaire de l’île et certains résidents de la Baie aux Renards résulte de ce que ces résidents ne veulent pas respecter les règlements de chasse et de pêche dans la province de Québec.

 

Le but principal de M. Menier, en faisant l’appropriation de l’île, a été d’en faire un lieu de chasse et de pêche et pour approvisionner l’île de caribous, d’orignaux, d’élans, ainsi que d’autres gibiers de moindre importance, il a déjà dépensé plus de 100,000$; naturellement il tien à ce … pas se livrer impunément… à ses propres dépenses… de gibier qu’il a fait apporter là à grands prix; il doit nécessairement tenir à ce que les lois de chasse et de pêche de la province de Québec soient respectées de ce côté-là comme partout ailleurs.

 

M. Menier a offert aux résidents de la Baie aux Renards de les dédommager à ses propres dépens à la Baie Soleil, l’ancienne Baie des Anglais et de leur procurer un domicile de ce côté-là aux mêmes conditions que les autres colons qui y résident déjà, mais ils ont tout simplement refusé; préférant conserver leur prétendue liberté d’allure et continuer à mener une existence qui ne vaut guère mieux que l’état sauvage».

 
Le 17 novembre 1898
 
UNE NOUVELLE FANFARE
M. Comettant, gouverneur de l'île d'Anticosti a acheté hier matin chez Mm. Lavigueur et Hutchison, rue St-Jean, plusieurs instruments dans le but de créer une fanfare sur l'île.
 
Nulle doute que cette nouvelle fanfare pourra venir nous égayer l'été prochain, car nous connaissons plusieurs habitants de l'île qui faisaient partie de nos fanfares, jadis.
 
Le 17 novembre 1898
 
AU PALAIS DE JUSTICE
Dion vs Bélanger & Comettant - tiers-saisi - continué au 9 mai, parce que le tiers-saisi déclare de novo.
 
Le 17 novembre 1898
 
AU PALAIS DE JUSTICE
Dion vs Bélanger & Comettant - tiers-saisi - continué au 9 mai, parce que le tiers-saisi déclare de novo.
 

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Livres et documents sur Anticosti

(49) (Nouveau)

Collection Desbiens

 Ces 174 photographies font partie de la collection Desbiens. Ces documents sont présentés pour la première fois grâce à un inestimable collabora-teur, Luc Jobin.

(48) 

Partition musicale composée à Baie Ste-Claire, Anticosti par Lucien Comettant, gouverneur (1896-1903).

 

Ce morceau fait partie d'un répertoire de 77 compositions que nous sommes en train de sortir au grand jour après 115 ans d'obscurité grâce à la collaboration exceptionnel du pianiste Andrew Lloyd Taylor. 

(47) Le journal LE SOLEIL publie en 1897, 1898 et 1899, et rapportées ici, les actualités, rumeurs et nouvelles qui provenaient de l'île d'Anticosti au début de l'ère Menier.

(46) Actes Notariés - en 1899 Henri Menier achète de 26 habitants anticostiens 28 lots de terrains et habitations dans le but de devenir le seul propriétaire sur l'île.

(45) Anticosti sous Gaston Menier (1913-1926) par Rémy Gilbert. Document inédit de 24 pages par l'auteur du livre «Mon île au Canada», 1895-1913, les Éditions JID.

 

(44) Suite à une demande de Menier pour la concession de lots de grève et de lots à eau profonde à Baie-Ellis, Félix-Gabriel Marchand, premier ministre et Simon-Napoléon Parent, maire de Québec font une visite sur l'île d'Anticosti (voyage raconté par le journaliste du journal Le Soleil, 1898). 4 pages.

 

(43) Gaston, Albert et Henri Menier, leurs yachts en image. référence: Voiles/Gallimard, Les mémoires de la mer, Jack Grout.

 

(42) 1827, naufrage du Harvest Moon au large d'Anticosti. En 1928 le fils d'un naufragé raconte.

 

(41) En 1850 on envisageait de faire de l’île d’Anticosti, une prison. Journal Le «Canadien», le 21 juin 1850

 

(40) Le steamer «Le Merrimac» s'échoua sur l'île d'Anticosti en 1899. Le journal Le soleil raconte l'aventure, liste des passagers et biographie de l'un d'entre eux, un québécois.

 

(39) L'Aberdeen, un steamer de ravitaillement des phares s'échoua en 1899 près du cap Jupiter, Anticosti; un passager raconte.

 

(38) M. Clarke Wallace (1844-1901) membre du parlement canadien était un adversaire de l’île d’Anticosti de M. Menier. LA PATRIE, LE 11 AOÛT 1899

 

(37)  En 1902, l'honorable Charles Marcil, député de Bonaventure livre à un journaliste ses impressions sur Anticosti. M. Marcil est le grand-père de la comédienne Michèle Tisseyre.

 

(36) Bail entre Gaston Menier et la commission du Hâvre de Québec, pour la location de locaux au Bassin Louise de Québec, le 29 décembre 1920, devant notaire.

 

(35) Vente d'Anticosti le 19 juillet 1926 à la Wayagamac Pulp and Paper devant le notaire E.G. Meredith.

 

(34) Exploration Vaureal-Jupiter, Anticosti, entre le 7 et le 28 mars 1901 par Ovila Montreuil ingénieur civil, assistant de Jacquemart, chef du service des travaux.

 

(33) Le Croiseur anglais HMS Pallas s'arrêta à Anticosti en 1900, dont le capitaine était l'Honorable Walter G. Stopford. Article paru dans le Petit Journal Militaire, Maritine, Colonial le 25 septembre 1904.

 

(32) NOTAIRES - 20 actes notariés du temps de Menier

 

(31) L'acte de vente d'Anticosti à Menier le 18 décembre 1895 devant le notaire William Noble Campbell

 

(30) Le testament de Louis-Olivier Gamache le 22 septembre 1851 devant le notaire Jos. Pelchat

 

(29) Rapport du ministre de l'agriculture de la Province de Québec, 1909.
Lauréat de la médaille d'argent et du diplôme de Très-Grand-Mérite:
Alphonse Parent, Baie Ellis, Anticosti.
Index de 57 noms, 16 pages

 

(28) Lettre de Mgr J.C.K. Laflamme à Henri Menier, septembre 1901 

 

(27) Lettre de Joseph Schmitt à Mgr J.C.K Laflamme le 17 juillet 1901

 

(26) Lettre de Joseph Schmitt à Mgr J.C.K. Laflamme le 5 juillet 1901

 

(25) Lettre de Henri Menier à Mgr J.C.K. Laflamme le 5 octobre 1901

 

(24) Permis de séjour du 15 août au 30 septembre 1901 délivré à Monseigneur J.C.K Laflamme par L.O. Comettant.

 

(23) En 1899, 16 journalistes ont visité l'île Anticosti. Voici ce qu'ils ont raconté.

 

(22) Titre en faveur de Louis Jolliet par Jacques Duchesneau, 1680

 

(21) L'île Ignorée, TOME 2, manuscrit de Georges Martin-Zédé achevé en 1938, (archives de l'Université Laval), édité ici pour la première fois avec un index de 303 noms, 42 pages.

 

      L'île Ignorée, TOME 1, par Georges Martin-Zédé, manuscrit de Georges Martin-Zédé achevé en 1938, (archives de l'Université Laval), édité ici pour la première fois avec un index de 114 noms et 24 illustrations, 33 pages.

 

(20) Voir le vidéo, journal LE MONDE

Jerôme Verroust, journaliste français, parle du parcours de guerre de son arrière-grand-père, Fernand Le Bailly sur cet entretien vidéo au journal Le Monde. Fernand Le Bailly a séjourné sur l’île Anticosti à partir de 1896. Il était marié à Simone Lavigne, petite-fille de Oscar Comettant.

 

(19) Monographie de l'île d'Anticosti par le docteur Joseph Schmitt, 1904, 370 pages.

 

(18) À la mémoire de feu Arthur Buies, journal le Soleil, le 28 janvier 1901.

(17) Arthur Buies, journal le Soleil, Lettre à Ernest Pacaud, le 30 septembre 1899.

 

(16) Arthur Buies, journal Le Soleil, Anticosti, le 23 septembre 1899.

 

(15) La date de la mort de Jolliet, 1886, par l'abbé Cyprien Tanguay

 

(14) Projet de perpétuer le souvenir de Jolliet, 1980, par Luc Jobin, article de Monique Duval, Le Soleil.

 

(13) Lettre de Mgr Charles Guay à Mgr Clovis-Kemner Laflamme, 1902

 

(12) Notice sur l’île Anticosti par Jules Despecher (1895), 6 pages

 

(11) Anticosti par Damase Potvin (1879-1964), 6 pages

 

(10) Le journal de Placide Vigneau (1842-1926) 

 

(9) Histoire et légendes d'Anticosti. Jolliet, Gamache, Ferland, Vigneau et les naufrages, 6 pages.

 

(8) Lettre de Fernand Le Bailly à Mgr. Joseph-Clovis K. Laflamme en 1905.

 

(7) Correspondance du Consul de France, M. Kleskowsk.

 

(6) Cahiers-carnets-agendas de Martin-Zédé (1902-1928).

 

(5) Registre de pêche aux saumons (1896-1928) de Henri Menier sur l'île Anticosti.

 

(4) Entrevue avec Luc Jobin, par Lucien Laurin, le 8 avril 1982.

 

(3) Anticosti 1900, C. Baillargé, 14 pages. (Lire sur Ipad)

 

(2) Oui, j'ai aimé... ou la vie d'une femme, Thyra Seillières, 1943, conjointe de Henri Menier, 244 pages. (Lire sur Ipad)

 

(1) Anticosti, esquisse historique et géographique par Nazaire Levasseur, 1897, 40 pages. (Lire sur Ipad)

 

(0) Lettres de l'Ile Anticosti de Mgr Charles Guay, 1902, 312 pages.

Le 30 mars 2011

 

Rajout: 77 partitions musicales de la main de Lucien Comettant alors qu'il était gouverneur de l'Ile Anticosti. Ces documents dormaient dans une boite depuis 100 ans. Il s'agit de pièces musicales de style victorien pour piano (et violon).

 

Plusieurs livres ont été ajoutés dans la bibliothèque dont:

 

(1) La ville de Québec sous le régime français, volume 1, 1930, 549 pages 

     La ville de Québec sous le régime français, volume 2, 1930, 519 pages

 

(2) Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son oeuvre. Québec, 1927, 380 pages. Notre arrière-grand-mère était la fille de Zéphirin. Il est le fondateur de la Compagnie Paquet de Québec.

 

(3) L'île d'Orléans, livre historique publié en 1928, 505 pages

 

(4) La biographie du docteur Ferdinand Philéas Canac-Marquis écrite par Nazaire LeVasseur, 1925, 276 pages. Ferdinand est le frère de Frédéric Canac-Marquis, notre arrière-grand-père.

 

Nazaire LeVasseur, l'auteur, est le père de Irma LeVasseur, première médecin femme canadienne-française et fondatrice de l'hôpital Ste-Justine. Il avait été l'agent de Henri Menier et de Martin-Zédé à Québec pour l'entreprise Anticosti.

 

Pauline Gill a récemment écrite un roman historique sur Irma LeVasseur et parle dans son livre de Nazaire LeVasseur et de Ferdinand Canac-Marquis, fils de Frédéric Canac-Marquis