(155)   Rencontre avec Mme Martel (Antoinette Malouin), le 28 février 1978

  Antoinette Malouin                                      
                           

Antoinette Malouin : fille d’Horatio Malouin, née à Baie-Sainte-Claire en novembre 1911, aujourd'hui âgée de 67.

 

Elle fit ses études primaires à la Baie-Sainte-Claire où elle eut pour maître enseignant M. Le Rouzès (faux).

 

Elle poursuivit ses études à Port-Menier en 1919 lorsque le gouverneur, le médecin et l'instituteur furent déménagés là-bas.

 

Antoinette fit ses études d'infirmière à l'hôpital Saint-Luc de Québec [Montréal ?] (Dr Paquet) au milieu des années 1930. Elle vint s'établir à Québec en 1938.

             
  Baie Ste-Claire                                    
                           

Elle se souvient des familles qui habitaient les maisons de Baie-Sainte-Claire à cette époque. Une photographie prise au moment des olympiades du 14 juillet montre l'emplacement des maisons où habitaient les personnes suivantes [plan sommaire] : Henri Noël, Horacio Malouin, Césaire Richard, M. Trépanier et M. Lelièvre.

 

Elle se rappelle aussi très bien de la résidence du gouverneur d'Anticosti, son grand-père, M. Alfred Malouin, dont la deuxième épouse fut Odile Ferland [dessin de la maison].

 

À l’arrière de la maison, il y avait une bâtisse appelée dépendance, peut-être reliée à la résidence par un couloir.

 

Cette dépendance avait trois portes qui donnaient accès à la buanderie, à la remise et à la chambre froide ou garde-manger.

 

Lorsqu'on faisait un lavage, un employé faisait chauffer l'eau, etc.

 

Le bois de cette magnifique résidence fut transporté par des pêcheurs au Havre-Saint-Pierre ou à la rivière Tonnerre pour la construction de maisons.

 

Mme Lorenzo Duguay a été préposée au bureau de poste et télégraphe (maison près de la mer et du ruisseau).

 

La maison que l'on peut voir sur une des photos et qui se caractérise par une horloge dans le pignon, photo sur laquelle on voit des gens qui entrent à l'église, c'est la « Maison des commis ».

 

La maison de Baie-Sainte-Claire et de l'administration a servi d'école pendant un certain nombre d'années, entre 1915 et 1920 ou 1925, tandis que l'école était utilisée en partie comme église.

 

La maison de l'Administration fut, après cette période, utilisée à la fois comme entrepôt pour les pêcheurs et comme magasin général (pour les pêcheurs également).

 

Ce magasin était la propriété de M. Gaston Menier.

 

Il y avait un chemin qui se rendait de Baie-Sainte-Claire au sanatorium (le sentier des amours) et un autre se dirigeait vers le lac à la Marne.

 

Les chevaux ou autres animaux domestiques malades étaient dirigés vers le sanatorium pour y être soignés.

 

Dans la maison, on avait fixé aux fenêtres du deuxième étage, sur le rebord intérieur, un anneau dans lequel passait un second anneau auquel on avait fixé une corde qui, lancée à l'extérieur, se rendait jusqu'au sol. Il s'agissait de mesures de précaution pour faciliter l'évacuation en cas de feu.

             
  Arthur Drolet                                 
                           

Arthur Drolet, douanier, était installé à Baie-Sainte-Claire, puis il fut transféré à Port-Menier.

 

Il était un patineur extraordinaire. Très habile en patins de fantaisie, il pouvait écrire son nom sur la glace, et cela d'une manière parfaite

             
  Horacio Malouin                            
                           

M. Horacio Malouin était responsable de l'entretien de la ligne téléphonique et télégraphique du tour de l'île, de même que du ravitaillement des camps de pêche (gardes), durant la période allant de 1900 à 1920.

 

Il devint gardien du phare de la Pointe Ouest après le départ de son frère Lorenzo, qui avait succédé à Alfred Malouin en 1904.

 

Il était assisté, en tant qu'inspecteur de la ligne autour de l'île, de Placide Duguay et de David Martin.

             
  Robert Malouin                            
                           

Robert Malouin, fils d'Alfred, eut trois enfants : Gaston, Léona et Rachelle. Il a quitté l'île à 14 ou 15 ans et a épousé une fille d'origine amérindienne, de Loretteville.

Alfred Malouin avait une fille, Florida (Coucoune).

             
  Eisenhower                            
                           

Petite histoire racontée par Antoinette : en août 1938, au début du mois, le Fleurus jeta l'ancre à Port-Menier en provenance de Montréal.

 

Au moment où le bateau s'immobilisa, une femme se jeta à l'eau. Un matelot parvint à l’en retirer.

 

Il s'agissait de Mlle Moody, secrétaire particulière du général Eisenhower, futur président des États-Unis.

 

Cette dernière avait pris le premier navire quittant la métropole afin de fuir sa douleur…

 

C'était le Fleurus. Elle a raconté à Antoinette que, le jour de son mariage, son fiancé l'avait quittée pour épouser une autre femme.

 

Elle avait eu une profonde peine d'amour et avait quitté les États-Unis, voyageant afin d'oublier.

 

Elle tenta de s'enlever la vie en arrivant à l'île. D'après Antoinette, elle n'avait plus toute sa raison. On la garda dans une cellule de la prison pendant trois jours.

 

Elle demeurait couchée dans sa cellule et deux gardes (des policiers, dont Charlie McCormick et Léger Noël) demeuraient en poste jour et nuit.

 

Antoinette, infirmière, demeura auprès de la malade. Mlle Moody fut ensuite déménagée à l'hôtel de Port-Menier où elle fut installée en attendant des nouvelles des États-Unis.

 

Un message vint finalement qui demandait d’amener Mlle Moody à Gaspé par le Fleurus et qu'un avion de gouvernement américain viendrait la chercher.

 

Ce qui fut fait. Mlle Antoinette fit le voyage jusqu'à Gaspé pour tenir compagnie à Mlle Moody et la surveiller.

 

C'est arrivée à Gaspé que Mlle Antoinette a appris la grave maladie subite de son père, qui devait décéder avant qu'Antoinette puisse revenir à l'île.

             
  Phare Pointe Ouest                            
                           

Au moment du décès d'Horacio Malouin, gardien du phare de la Pointe Ouest, le 19 août 1938, Mme Horacio fut laissée en charge du phare temporairement.

 

Un de ses fils devait lui succéder. Cependant, la guerre éclata.

 

Le télégramme envoyé d'Ottawa pour demander qui serait le prochain gardien du phare fut reçu à Port-Menier par le télégraphiste Marcel Duguay (fils de Placide).

 

Ce dernier, sans avertir les Malouin, fit application pour l'emploi et l’obtint.

 

Il avait également fait prendre de la boisson au futur « successeur » de Mme Malouin, son fils Robert, et lui avait fait envoyer un télégramme indiquant qu'il était volontaire pour le service militaire.

 

Mme Horacio quitta l'île en avril 1939 pour ne plus jamais y retourner.

             
  Divers                            
                           

Mme Martel mentionne qu'il y avait une voiture automobile dite de « M. Yougell » (Dr Powers).

 

Amanda Martin était l'épouse d'Henri Noël.

 

M. Picard était propriétaire des « teams » de chiens.

 

L'épouse de Césaire Richard était Marguerite Martin.

 

Mme Bill Wright nourrissait toujours un garçon au sein, même si ce dernier avait 11 ans, « tant la pauvreté était grande ».

             

RECHERCHE SUR LE SITE  

(Exemple: Henri+Menier)



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Livres et documents sur Anticosti

(50) (Nouveau)

Cahiers d'entretiens avec des Anticostiens (1976-1981) par LUC JOBIN, 160 pages

(49) (Nouveau)

Collection Desbiens

 Ces 174 photographies font partie de la collection Desbiens. Ces documents sont présentés pour la première fois grâce à LUC JOBIN.

(47) Le journal LE SOLEIL publie en 1897, 1898 et 1899, et rapportées ici, les actualités, rumeurs et nouvelles qui provenaient de l'île d'Anticosti au début de l'ère Menier.

(46) Actes Notariés - en 1899 Henri Menier achète de 26 habitants anticostiens 28 lots de terrains et habitations dans le but de devenir le seul propriétaire sur l'île.

(45) Anticosti sous Gaston Menier (1913-1926) par Rémy Gilbert. Document inédit de 24 pages par l'auteur du livre «Mon île au Canada», 1895-1913, les Éditions JID.

 

(44) Suite à une demande de Menier pour la concession de lots de grève et de lots à eau profonde à Baie-Ellis, Félix-Gabriel Marchand, premier ministre et Simon-Napoléon Parent, maire de Québec font une visite sur l'île d'Anticosti (voyage raconté par le journaliste du journal Le Soleil, 1898). 4 pages.

 

(43) Gaston, Albert et Henri Menier, leurs yachts en image. référence: Voiles/Gallimard, Les mémoires de la mer, Jack Grout.

 

(42) 1827, naufrage du Harvest Moon au large d'Anticosti. En 1928 le fils d'un naufragé raconte.

 

(41) En 1850 on envisageait de faire de l’île d’Anticosti, une prison. Journal Le «Canadien», le 21 juin 1850

 

(40) Le steamer «Le Merrimac» s'échoua sur l'île d'Anticosti en 1899. Le journal Le soleil raconte l'aventure, liste des passagers et biographie de l'un d'entre eux, un québécois.

 

(39) L'Aberdeen, un steamer de ravitaillement des phares s'échoua en 1899 près du cap Jupiter, Anticosti; un passager raconte.

 

(38) M. Clarke Wallace (1844-1901) membre du parlement canadien était un adversaire de l’île d’Anticosti de M. Menier. LA PATRIE, LE 11 AOÛT 1899

 

(37)  En 1902, l'honorable Charles Marcil, député de Bonaventure livre à un journaliste ses impressions sur Anticosti. M. Marcil est le grand-père de la comédienne Michèle Tisseyre.

 

(36) Bail entre Gaston Menier et la commission du Hâvre de Québec, pour la location de locaux au Bassin Louise de Québec, le 29 décembre 1920, devant notaire.

 

(35) Vente d'Anticosti le 19 juillet 1926 à la Wayagamac Pulp and Paper devant le notaire E.G. Meredith.

 

(34) Exploration Vaureal-Jupiter, Anticosti, entre le 7 et le 28 mars 1901 par Ovila Montreuil ingénieur civil, assistant de Jacquemart, chef du service des travaux.

 

(33) Le Croiseur anglais HMS Pallas s'arrêta à Anticosti en 1900, dont le capitaine était l'Honorable Walter G. Stopford. Article paru dans le Petit Journal Militaire, Maritine, Colonial le 25 septembre 1904.

 

(32) NOTAIRES - 20 actes notariés du temps de Menier

 

(31) L'acte de vente d'Anticosti à Menier le 18 décembre 1895 devant le notaire William Noble Campbell

 

(30) Le testament de Louis-Olivier Gamache le 22 septembre 1851 devant le notaire Jos. Pelchat

 

(29) Rapport du ministre de l'agriculture de la Province de Québec, 1909.
Lauréat de la médaille d'argent et du diplôme de Très-Grand-Mérite:
Alphonse Parent, Baie Ellis, Anticosti.
Index de 57 noms, 16 pages

 

(28) Lettre de Mgr J.C.K. Laflamme à Henri Menier, septembre 1901 

 

(27) Lettre de Joseph Schmitt à Mgr J.C.K Laflamme le 17 juillet 1901

 

(26) Lettre de Joseph Schmitt à Mgr J.C.K. Laflamme le 5 juillet 1901

 

(25) Lettre de Henri Menier à Mgr J.C.K. Laflamme le 5 octobre 1901

 

(24) Permis de séjour du 15 août au 30 septembre 1901 délivré à Monseigneur J.C.K Laflamme par L.O. Comettant.

 

(23) En 1899, 16 journalistes ont visité l'île Anticosti. Voici ce qu'ils ont raconté.

 

(22) Titre en faveur de Louis Jolliet par Jacques Duchesneau, 1680

 

(21) L'île Ignorée, TOME 2, manuscrit de Georges Martin-Zédé achevé en 1938, (archives de l'Université Laval), édité ici pour la première fois avec un index de 303 noms, 42 pages.

 

      L'île Ignorée, TOME 1, par Georges Martin-Zédé, manuscrit de Georges Martin-Zédé achevé en 1938, (archives de l'Université Laval), édité ici pour la première fois avec un index de 114 noms et 24 illustrations, 33 pages.

 

(20) Voir le vidéo, journal LE MONDE

Jerôme Verroust, journaliste français, parle du parcours de guerre de son arrière-grand-père, Fernand Le Bailly sur cet entretien vidéo au journal Le Monde. Fernand Le Bailly a séjourné sur l’île Anticosti à partir de 1896. Il était marié à Simone Lavigne, petite-fille de Oscar Comettant.

 

(19) Monographie de l'île d'Anticosti par le docteur Joseph Schmitt, 1904, 370 pages.

 

(18) À la mémoire de feu Arthur Buies, journal le Soleil, le 28 janvier 1901.

(17) Arthur Buies, journal le Soleil, Lettre à Ernest Pacaud, le 30 septembre 1899.

 

(16) Arthur Buies, journal Le Soleil, Anticosti, le 23 septembre 1899.

 

(15) La date de la mort de Jolliet, 1886, par l'abbé Cyprien Tanguay

 

(14) Projet de perpétuer le souvenir de Jolliet, 1980, par Luc Jobin, article de Monique Duval, Le Soleil.

 

(13) Lettre de Mgr Charles Guay à Mgr Clovis-Kemner Laflamme, 1902

 

(12) Notice sur l’île Anticosti par Jules Despecher (1895), 6 pages

 

(11) Anticosti par Damase Potvin (1879-1964), 6 pages

 

(10) Le journal de Placide Vigneau (1842-1926) 

 

(9) Histoire et légendes d'Anticosti. Jolliet, Gamache, Ferland, Vigneau et les naufrages, 6 pages.

 

(8) Lettre de Fernand Le Bailly à Mgr. Joseph-Clovis K. Laflamme en 1905.

 

(7) Correspondance du Consul de France, M. Kleskowsk.

 

(6) Cahiers-carnets-agendas de Martin-Zédé (1902-1928).

 

(5) Registre de pêche aux saumons (1896-1928) de Henri Menier sur l'île Anticosti.

 

(4) Entrevue avec Luc Jobin, par Lucien Laurin, le 8 avril 1982.

 

(3) Anticosti 1900, C. Baillargé, 14 pages. (Lire sur Ipad)

 

(2) Oui, j'ai aimé... ou la vie d'une femme, Thyra Seillières, 1943, conjointe de Henri Menier, 244 pages. (Lire sur Ipad)

 

(1) Anticosti, esquisse historique et géographique par Nazaire Levasseur, 1897, 40 pages. (Lire sur Ipad)

 

(0) Lettres de l'Ile Anticosti de Mgr Charles Guay, 1902, 312 pages.

Le 30 mars 2011

 

Rajout: 77 partitions musicales de la main de Lucien Comettant alors qu'il était gouverneur de l'Ile Anticosti. Ces documents dormaient dans une boite depuis 100 ans. Il s'agit de pièces musicales de style victorien pour piano (et violon).

 

Plusieurs livres ont été ajoutés dans la bibliothèque dont:

 

(1) La ville de Québec sous le régime français, volume 1, 1930, 549 pages 

     La ville de Québec sous le régime français, volume 2, 1930, 519 pages

 

(2) Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son oeuvre. Québec, 1927, 380 pages. Notre arrière-grand-mère était la fille de Zéphirin. Il est le fondateur de la Compagnie Paquet de Québec.

 

(3) L'île d'Orléans, livre historique publié en 1928, 505 pages

 

(4) La biographie du docteur Ferdinand Philéas Canac-Marquis écrite par Nazaire LeVasseur, 1925, 276 pages. Ferdinand est le frère de Frédéric Canac-Marquis, notre arrière-grand-père.

 

Nazaire LeVasseur, l'auteur, est le père de Irma LeVasseur, première médecin femme canadienne-française et fondatrice de l'hôpital Ste-Justine. Il avait été l'agent de Henri Menier et de Martin-Zédé à Québec pour l'entreprise Anticosti.

 

Pauline Gill a récemment écrite un roman historique sur Irma LeVasseur et parle dans son livre de Nazaire LeVasseur et de Ferdinand Canac-Marquis, fils de Frédéric Canac-Marquis