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  Loco-shop                            
                           

Il y avait un endroit situé en face des bureaux actuels de l’administration et à l’arrière du club, un ancien marécage, un « Machine Shop » pour les locomotives.

 

Cet atelier mécanique était de grande taille, car on pouvait y loger deux ou trois locomotives, pour y refaire les roues ou pour d’autres réparations.

             
  Lac Saint-Georges                            
                           

Le lac Saint-Georges a joué un grand rôle dans le développement de Port-Menier.

 

En plus de véhiculer le bois vers le moulin pendant l’été (l’hiver, le bois y était déposé comme dans un entrepôt), il servait à actionner une turbine pour l’électricité et l’eau potable.

             
  Swain ou Swing                            
                           

Le chemin qui passe derrière l’hôpital des contagieux et qui va vers le lac Plantain portait le nom d’un jobber, M. Swing ou Swain. Il a remplacé un autre contracteur, du nom de Koko.

             
  Moulin à scie                             
                           

Entre le lac Saint-Georges et le bureau de l’administration actuelle, du côté droit de la route qui longe le canal avant d’arriver au pont-barrage, on a construit un très gros moulin à planches de construction.

 

En plus des boilers à vapeur, le moulin renfermait une scie à ruban large de 12 pouces très haute.

 

Un seul homme opérait la scie et les ballots pivotaient automatiquement.

 

Ce moulin était des plus modernes à l’époque. Il a été démoli en 1939 pour y recueillir le métal pour l’effort de guerre (il ne fonctionnait plus depuis plusieurs années).

 

On y a, un instant, installé un alambic pour extraire l’acide nitrique de la tourbe récoltée de l’autre côté du lac.

 

La présence d’acide rendait la tourbe inutilisable pour la vente et on ne s’en servait que comme litière pour les animaux.

 

La cour à bois était située devant l’usine. Entre le chemin et l’usine, il y avait plusieurs voies de garage des wagons et un Y pour faire tourner les locomotives.

 

Le bois, c’est-à-dire les ballots qui alimentaient le moulin de sciage, provenait de la forêt de l’autre côté du lac Saint-Georges et était mis à l’eau, puis à l’aide d’une estacade était amené jusqu’à la rive où se trouvait le moulin.

 

De là, un monte-charge appelé à « le Bœuf » servait à tirer de l’eau les ballots qui entraient dans le moulin pour y être sciés. Le moulin fonctionnait hydroliquement.

 

Le premier moulin à pulpe (trois écorceuses) des Menier recevait environ 150 cordes de bois par deux ou trois semaines.

 

Ce moulin sciait les ballots en billes de deux pieds et les débarrassait de l’écorce. Les boilers de ce premier moulin étaient chauffés par les débris d’écorce et de bois.

 

La barge Alaska et une autre transportaient le bois (remorquées par le Savoy) à Clarke City (Sept-Îles).

 

Les billes parvenaient à la baie Ellis en passant par le lac Saint-Georges, de là au canal Saint-Georges puis à la baie (une estacade empêchait le bois de se disperser).

 

Cette première usine est localisée sur la rive est du lac, tout près de la rivière aux Castors (sur la rive gauche).

 

On y retrouve encore des vestiges (briques, poutres, pieux, tuyaux, béton, etc.). Ce moulin a cessé d’opérer avant 1910.

 

Le deuxième barrage du canal Saint-Georges a été construit par M. Eugène Chevalier père en 1922 (la date est indiquée dans le béton).

 

Le premier barrage existe toujours et les vestiges sont visibles du côté droit (côté du lac).

 

Le canal d’environ trois pieds avait été pratiqué dans le mur pour y laisser passer les billots sans que le niveau du lac en soit affecté.

             
  Phare du quai                            
                           

Il existe quelques photos des Menier montrant le phare du quai à deux endroits différents.

 

La première montre le phare d’un endroit localisé avant le tressel, qui est devenu abri, puis entrepôt.

 

Au côté, on voit un mât pour y monter le pavillon canadien au moment de l’arrivée d’un bateau (croquis du quai).

             
  Ailerons du quai                            
                           

Les deux ailerons ont été construits dans le temps des Menier pour protéger le quai contre l’érosion de la mer.

 

La Consol a construit une maison sur l’un des deux ailerons pour examen médical des passagers arrivant par le bateau; sur l’autre était érigée la maison du gardien qui a servi ensuite de camp (il a brûlé) pour les gens qui travaillaient au quai.

             
  Césaire Richard                            
                           

Césaire Richard était «General Forman» à Baie-Sainte-Claire (on l’appelait le maire du village).

 

Cet homme eut la responsabilité d’organiser les camps de pêche autour de l’île après 1918.

 

Il a été chef-garde comme M. Fabien Noël (père de Jean-Luc) et Odina Richard. Il préparait et construisait des camps pour Martin-Zédé; c’était son homme de confiance sur les rivières.

             
  Ferblanterie                            
                           

Le cannage pour le homard était fabriqué à Baie-Sainte-Claire dans la ferblanterie, plus tard, vers 1920, à Port-Menier.

 

Ces cannes étaient de très bonne qualité, contrairement à ce que prétend M. Martin-Zédé dans ses mémoires.

 

Une de ces cannes fut conservée 25 ans à Fox Bay dans un grenier, puis ouverte : le homard avait conservé sa fraîcheur première.

             
  Renards - Martin-Zédé                            
                           

Lorsque Martin-Zédé raconte qu’il a capturé 40 renards roux dans ses cages (il voulait éradiquer ces derniers), il ment; un seul homme pouvait difficilement piéger tant de renards dans un seul hiver.

             
  Salesman                            
                           

Salesman fut élevé par la famille Nickerson qui vivait à la rivière Saumon. Il épousa une des filles de la maison. Cette dernière est décédée à Port-Menier. Le garçon de M. Allyson a travaillé à Anticosti jusqu’en 1927.

             
  Salle de loisir                            
                           

À l’époque des Menier, on avait une salle de loisirs ou l’on montrait des films muets.

             
  Canons                            
                           

Le canon que l’on pouvait voir en face de la première église de Port-Menier était celui du commandant Phipps et fut transporté à Haute-Rive à la demande de Mgr Dollard Cyr.

 

Les deux canons (phare de la Pointe Ouest et hôtel de Port-Menier) annonçaient le brouillard et étaient au phare de Pointe Ouest (peut-être l’un d’eux seulement, ils sont d’âges très différents).

             
  Usine de Port-Menier                            
                           

Les vieilles photos de l’usine de Port-Menier montrant les deux enfers (cheminée de l’usine et brûleur à écorce) mettaient en évidence les faits suivants :

 

Photo prise de l’arrière : montre l’écurie, le tressel de gauche déchiquetait le surplus d’écorce que l’on ne pouvait utiliser pour chauffer les boilers, les deux de droite servaient au transport des billots et l’autre, aux brûleurs.

 

Photo de face : à droite, le monte-billots (des billes de 12 pieds de longueur) entrait dans l’usine (l’attraper fermer) et les billots étaient sciés en deux pieds; ils tombaient sur un convoyeur qui les dirigeait vers les écorceuses (14) où des hommes les empilaient.

 

Des panneaux s’ouvraient vers l’extérieur de l’usine et laissaient passer des billots qui étaient comptés automatiquement; il passait de là sur un convoyeur vers la cour d’entreposage.

             
  Électricité - turbine                            
                           

On installa une turbine pour générer l’électricité en 1922. Elle fonctionnait à l’eau et se trouvait près de l’usine à pulpe. Cette turbine fut en fonction jusqu’en 1946.

 

De 1918 à 1926, il n’y avait pas d’électricité l’hiver, l’eau étant gelée sur le lac et le canal. Il y avait une machine à vapeur pour électrifier le Château seulement.

 

Cette machine à vapeur (il y en avait deux de 180 forces) servit à électrifier quelques maisons du village en 1909. De 1926 à 1930, on utilisa une machine à vapeur pour l’électricité.

 

Jusqu’en 1946, il n’y avait pas d’électricité la nuit; le moteur était arrêté à minuit.

 

En 1946, le lac Saint-Georges ne fournissait plus la quantité d’eau nécessaire au fonctionnement de la turbine et, les besoins étant plus considérables à cause de la reprise de l’exploitation forestière, on remplaça la turbine par un d’Elco.

 

Une machine à vapeur servait également pour pomper l’eau dans le château d’eau.

             
  Voiture taxi - brake                            
                           

Le brake, nom donné à la longue voiture traînée par trois chevaux et qui servait au transport des gens de la Baie-Sainte-Claire à l’Anse-aux-fraises ou à Port-Menier, avait des plaques d’acier pour permettre le freinage.

 

Ce véhicule taxi de fin de semaine pouvait loger 20 personnes..

             
  Locomotives - bois                            
                           

Les locomotives pour charger le bois sur les bateaux se nommaient Chill Engine et avaient des fouets universels (?).

 

Une locomotive chargeait un bateau en 26 heures.

 

Il y avait en tout 38 milles de ligne de chemin de fer.

 

La No 5 était une vieille locomotive dont les roues avaient 62 pouces de diamètre; elle venait du lac Saint-Jean.

             
  Philippe Bouchard                            
                           

Excellent cultivateur canadien. Il a remplacé le Français M. Parent à la ferme Saint-Georges. M. Bouchard était rattaché à la ferme Sainte-Claire.

 

Un événement amusant survint un ou deux ans après la guerre 1914-1918 : Martin-Zédé dit à Philippe Bouchard de labourer le champ situé entre la maison des Lejeune et le village jusqu’au cimetière (à cette époque, il n’y avait pas de canal à côté de l’hôtel actuel)..

             
   Lejeune                            
                           

Les deux maisons des Lejeune furent construites en 1923-1924.

 

Celle qui était près de la mer fut érigée sur l’emplacement de la maison Gamache.

 

Le frère de Mme Lejeune (cuisinière et responsable du Château), M. Jérémie Béliveau, entretenait le boisé du Château.

             
   Lejeune - fraises                            
                           

La grand-mère Lézé Lejeune demandait, tous les ans, à Martin-Zédé d’interdire aux gens du village d’aller cueillir des fraises dans le grand champ, car elle n’en avait pas suffisamment pour les besoins du Château.

 

En fait, les deux familles Lejeune comptaient 26 enfants et ceux-ci (selon M. Eugène Chevalier) jouaient plus « aux fesses » qu’ils ne cueillaient de fraises. Martin-Zédé n’a jamais interdit aux gens du village d’aller y cueillir des fraises, mais, devant les demandes répétées de Mme Lejeune, il ordonna à Philippe de labourer le champ et d’y semer du foin afin d’avoir la paix..

             
   Martin-Zédé                             
                           

Il est revenu à l’île en 1919, différent de ce qu’il avait été avant son départ en 1914.

 

La guerre avait changé quelque chose chez cet homme qui semblait un peu plus conciliant et un peu moins hautain et autoritaire.

 

Il confie des tâches et partage ses responsabilités avec ses subordonnés.

 

Il se peut que ce soit Gaston Menier qui se rendit compte des pouvoirs décisionnels trop considérables de son directeur et peut-être de son incompétence comme administrateur.

 

Toujours est-il qu’on instaura des réunions hebdomadaires dites « conférences », probablement à compter de 1919 1920.

 

Ainsi, Martin-Zédé n’exerçait plus de surveillance complète sur tous les services comme il le faisait avant la guerre.

 

Un secrétaire-sténographe prenait des notes au cours des conférences, qui avaient lieu dans la salle au deuxième étage de l’Office, et relisait ses notes immédiatement à la fin de la réunion afin que tout soit conforme au contenu des discussions afin que Martin-Zédé s’assure de l’exactitude du contenu.

 

Parfois Martin-Zédé exigeait un brouillon dactylographié qu’il corrigeait.

 

Souvent, il changeait le contenu du texte et faisait dire aux gens des choses qu’ils n’avaient jamais exprimées. Avant 1914, il dirigeait tout lui-même.

             
   Pierre-Doucet                            
                           

Il arrive à l’île (l’Anse-aux-fraises) en 1873. Né à l’île Miquelon, il fut l’époux d’Élisabeth Bezeau et eut un fils célèbre, M. Joseph-André Doucet, ministre dans le gouvernement du Nouveau-Brunswick, qui naquit à l’Anse-aux-fraises en 1880.

             
  Simone Menier                            
                           

Mme Simone Menier (épouse de Georges) aimait se rendre en voiture jusqu’au lac Simone dans le but de pique-niquer sur la petite île qui s’y trouve.

 

M. Jos Rogers les véhiculait le dimanche à son grand désespoir. Il avait quelque peu aménagé la petite île pour leurs loisirs.

             
  Francis Boudreau                            
                           

Chef des gardes ou chef-garde (gardes-chasse), il avait pour patois le mot « cristal ».

             
  Framboises - ceuillette                            
                           

C’est à cette époque que Martin-Zédé demanda à M. Chevalier père de préparer un train pour le mettre au service de la population du village en vue d’aller cueillir des framboises le long de la voie ferrée (principalement aux 7, 9 et 12-milles).

 

On fixait des chars (flat cars) à l’Anticosti No 1 et on déposait les gens à l’endroit choisi pour la cueillette.

             
  Lac Whitehead                            
                           

Sur le chemin du lac Whitehead, il y avait des champs (ou prairies naturelles) issus de bûchers où l’on cultivait foin, avoine ou orge. Ces champs ont porté les noms de « ferme Saint-Philippe » (au 5½-milles) et de « champ Saint-Jacques » (au 10-milles).

 

On a eu l’intention de construire des fermes et de faucher le foin dans les parterres de coupe.

 

Le foin était transporté par train à la ferme Saint-Georges.

             
  Barge Alaska                            
                           

La barge Alaska : M. Arthur Renaud me rapporte que la barge nommée Alaska (non motorisée) a rompu ses amarres à une occasion, lorsque remorquée vers Québec à l’aide du Savoy.

 

Cette barge a échoué dans la Baie des Navots (?) et ses vestiges ont longtemps été visibles.

             
 

Four à chaux - Baie

des Anglais - Norvégien

                           
                           

Le Norvégien du cimetière des Anglais : une famille norvégienne (père, mère, un fils et une fille) avait été embauchée par les Menier pour garder la rivière Becsie.

 

Le père et le fils se sont noyés un jour où ils se rendaient en chaloupe à Port-Menier par mauvais temps. Leur bateau était un doris (les deux bouts pointus).

 

Le père ne fut jamais retrouvé, tandis que le corps de son fils fut retrouvé (décapité) une semaine après la noyade. Il fut enterré dans le cimetière des Anglais près du four à chaux.

             
  Four à chaux                            
                           

M. Jos Rogers me dit qu’il ne sait pas qui a construit le four à chaux (il habitait dans une maison située près du four).

 

Il l’a vu fonctionner : on l’alimentait par le dessous, les pierres provenaient du cap situé sur le bord de la mer, environ 400 pieds dans la direction est.

 

Le chauffage était effectué par une seconde cheminée située à droite (toujours visible).

 

On mettait un couvercle sur la grande cheminée en cas de pluie afin de conserver la chaleur des pierres le plus longtemps possible.

 

Une fois chauffées, les pierres étaient broyées et la poudre obtenue était mise en baril puis entreposée dans un hangar situé tout près du four.

 

Cette chaux servait à peindre clôtures et bâtiments de même que pour la fabrication de mortier.

 

Donc, pour que la pluie ne refroidisse pas les pierres jetées dans le four depuis l’ouverture située au sommet (accessible par le haut de la colline), on recouvrait les cheminées d’un couvercle de tôle.

 

Le foyer du four est la petite cheminée située en bas, là où on introduisait le bois pour chauffer la pierre.

 

Il y a une échancrure dans le cap à l’endroit où l’on allait chercher la pierre.

             
  Raquettes à chevaux                            
                           

M. Jos Rogers me raconte que Picard avait décidé de fabriquer des raquettes pour les chevaux afin que ceux-ci ne s’enfoncent pas trop dans la neige.

 

Malgré les objections des Canadiens, il fit forger des raquettes de fer et les essaya sur un cheval nommé Soldat de la ferme Sainte-Claire.

 

On connaît le résultat : la population de Baie-Sainte-Claire eut de quoi rire pendant les soirées d’hiver.

             
  Phare Sud-Ouest et Ouest                            
                           

Phares : le phare de la Pointe Sud-Ouest a été détruit accidentellement par le feu, qui brûla d’abord la maison du gardien.

 

Cette dernière était liée par un couloir donnant accès au phare. À côté de celui-ci, il y avait la maison dite « des matelots », qui servait à héberger les naufragés.

 

Cet incendie eut lieu au début des années 1950. Il y avait une maison des matelots à chaque phare. Le phare de la Pointe Ouest a été détruit à cause du danger qu’il représentait.

 

En effet, une partie de la base avait été rongée par la mer et il menaçait de s’écrouler. Il y avait deux étages qui servaient de chambres à coucher (les deux derniers).

 

La maison du gardien (1913-1920) était reliée au phare par un couloir (comme celui de la Pointe Sud-Ouest) et le grenier de la maison était rempli d’antiquités (Mme Jean Poulin).

             
  Jos Rogers                            
                           

Originaire de Terre-Neuve, son père arriva à l’île vers 1870 et s’installa d’abord à Fox Bay où il demeura un seul hiver pour ensuite s’établir à English Bay.

 

Les nombreux Terre-Neuviens qui vinrent à l’île à cette époque (à Fox Bay et à English Bay) le firent en réponse à la publicité faite par la compagnie Forsyth (Anticosti Company) dans les journaux de l’époque pour attirer des gens afin de développer l’île.

 

Chemin de fer : M. Jos Rogers me rapporte qu’il y avait entre 125 et 150 flat cars qui ont été défaits de même que les locomotives pour la scrap demandée en 1938-1939.

             
  Les Menier                            
                           

Au cours des premières années de la présence des Menier à l’île, ceux-ci amenaient avec eux sur leurs navires leur cuisinier ou cuisinière et leurs valets.

 

Ces derniers ont raconté à la famille Lejeune, qui avait la surveillance du Château en l’absence des Menier ou de Martin-Zédé, que Martin-Zédé était un enfant illégitime qui avait été élevé par la famille Menier.

 

Henri Menier (information de Mme Leda Richard) : Henri s’est marié quelques années avant sa mort, soit en 1911, il est venu à l’île avec son épouse une seule fois, probablement en 1912. Le nom de sa femme était Tyra de Sellière. Un lac porte son prénom.

             
  Vente de Anticosti                            
                           

Il me rapporte également qu’il a en sa possession des télégrammes envoyés par

 

Gaston et Georges Menier en 1926 démontrant que ces derniers ne voulaient pas vendre l’île, mais plutôt vendre un contrat d’exploitation forestière.

 

C’est Martin-Zédé qui aurait forcé la vente de l’île. Ce dernier avait des preuves (31 ans sur l’île, argent personnel investi, etc.) qu’il en était le copropriétaire.

 

Donc, le passage de L’île ignorée de Martin-Zédé qui rapporte que Gaston Menier a voulu vendre l’île immédiatement après la mort de Henri serait un tissu de faussetés.

             
  Le lavoir de Port-Menier                            
                           

Le linge de l’hôtel, du Château et des camps était lavé au lavoir.

 

Ce lavoir était situé dans l’avant-dernière maison du Cap blanc.

 

On lavait le linge en le battant avec des bâtons et on le repassait dans une grande salle qui servait de séchoir l’hiver.

 

Le toit de cette maison est très différent de ceux des autres maisons du cap.

             
  L'ours                            
                           

le spécimen que l’on voit sur une ancienne carte postale est enfermé dans une cage qui a été conçue comme un piège.

 

Cette cage a été fabriquée par Jos Rogers. L’animal y entrait pour s’emparer d’un gigot de viande fixé à une corde solide.

 

Lorsque l’animal tirait vers lui le gigot, la corde se tendait et déclenchait la fermeture de la porte; l’animal se trouvait emprisonné.

             
  Parcs à Renard                            
                           

Le premier parc à être construit était de forme plus ou moins circulaire et était localisé à un mille de Baie-Sainte-Claire, à droite de la route et environ 300 pieds en forêt.

 

Il eut probablement une vie éphémère à cause de l’absence d’un ruisseau tout près.

 

On n’y logeait que du renard argenté qu’on nourrissait principalement de poisson.

 

Les cabanes qui s’y trouvaient ont été probablement transportées dans le second parc, de 15 acres.

 

Le premier parc à renard construit par la Consol, et confié aux soins de M. Surall (?) de l’île du Prince-Édouard, était situé près des maisons de la ferme Saint-Georges, en face du jardin (on y retrouve encore des vestiges).

 

Le second parc de la Consol était situé plus à l’est, au fond des champs de la ferme Saint-Georges et était de grande dimension.

             
  Lièvre                             
                           

La chasse aux lièvres était interdite tant que la chasse au renard n’était pas terminée, c’est-à-dire à la fin de février; ensuite on pouvait tendre des collets.

 

             
  Les jeux                            
                           

Les jeux à Baie-Sainte-Claire : Mme Leda Richard me rapporte qu’il y avait des fêtes où l’on jouait à « courir de fil en aiguille », à peler des patates, au souque à la corde et au mât de cocagne.

             
  Jos Duguay                            
                           

Il gardait le télégraphe à la rivière Becsie, puis à l’Anse-aux-fraises (Baie-Sainte-Claire), puis finalement à Port-Menier.

 

En plus d’être télégraphiste, à Port-Menier, il était également maître de poste. À Baie-Sainte-Claire, les mêmes fonctions étaient remplies par M. Francis Cabot.

             
  1er moulin à pulpe                            
                           

Le premier moulin à pulpe à être construit le fut vers 1906; il contenait trois écorceuses et il a fonctionné deux ou trois ans.

 

Il a été construit du côté est du lac Saint-Georges, près de la rivière des 3-milles. Les vestiges existent toujours.

             
  Port Menier                            
                           

Dans l’entrepôt No 2, qui fut transformé en église, on retrouvera également pendant un certain temps un lieu d’entreposage dans le sous-sol, à l’arrière, au premier étage, l’école de Port-Menier, puis au second étage, au-dessus de l’école, l’appartement de l’institutrice et celui du comptable, M. Renaud.

 

La maison en face de l’Office, de l’autre côté du chemin, servait à loger les commis forestiers et portait le nom de « le Régal ».

 

Moulin à pulpe : de nombreuses pièces du moulin ont été enterrées dans le marécage localisé à l’arrière du club en face de l’administration, là l’on veut construire l’aréna et le curling.

 

La boulangerie de Port-Menier était jointe à l’abattoir, à l’arrière duquel il y avait un parc à bœufs .

 

Au côté, l’entrepôt frigorifique. La rue au haut du Cap blanc se nommait la rue Canard.

 

Une rue transversale où se trouvait la maison de jobbers se nommait rue Ramsay.

 

Le fort situé au bout du quai fut déplacé de quelque 100 pieds après 1918 (en 1919 ?).

 

En 1926 vinrent des avions du gouvernement pour évaluer le bois.

 

 

Le sondage pour la cartographie du fleuve fut fait par le bateau Cartier dirigé par le capitaine Savary.

             
  Jos Rogers                            
                           

Il exerçait tous les métiers. L’un était maréchal-ferrant et toutes les deux semaines, il faisait le tour de l’île pour ferrer les chevaux dans les différents camps de chasse et pêche.

 

M. Rogers a été l’élève du fameux forgeron de l’île (Baie-Sainte-Claire) nommé Jeffault.

 

Ce dernier pouvait fabriquer toutes sortes d’instruments et était d’une grande dextérité.

             
  Baie Ellis - huitres                            
                           

M. Henri Menier ensemença des huîtres en 1912 dans la baie Ellis, le long de la rive [mots illisibles]. L’année suivante, il n’y en avait plus..

             
  M. Myard                            
                           

Il pesait environ 300 livres et désirait adopter un enfant, ce qu’il fit. Il adopta une demoiselle Ostiguy

             
  Léon Picard                            
                           

il a eu trois enfants, dont deux filles, Espérance et Jeanne. Son fils Jean travaillait comme caissier dans une banque et fut accusé de fraude; il alla s’établir au lac Saint-Jean.

             
  Tancrède Girard                            
                           

Il a construit le Cherisy, le Joliet et le Copaco.

             
  Eugène Chevalier fils                            
                           

M. Eugène Chevalier fils a déjà travaillé 515 heures en un seul mois (17 heures par jour pendant 30 jours).

             
  Jos Lejeune                            
                           

Il prit beaucoup de photos à l’île que son fils, Lionel Lejeune, possède encore.

             
  Antoine Menier                            
                           

Antoine Menier vivait à la Malbaie et s’est associé avec Donahue, qui utilisa la rivière Jupiter de 1926 à 1935

             
  Bisons                            
                           

Deux individus furent introduits en 1920.

             

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(Exemple: Henri+Menier)



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Livres et documents sur Anticosti

(49) (Nouveau)

Collection Desbiens

 Ces 174 photographies font partie de la collection Desbiens. Ces documents sont présentés pour la première fois grâce à un inestimable collabora-teur, Luc Jobin.

(48) 

Partition musicale composée à Baie Ste-Claire, Anticosti par Lucien Comettant, gouverneur (1896-1903).

 

Ce morceau fait partie d'un répertoire de 77 compositions que nous sommes en train de sortir au grand jour après 115 ans d'obscurité grâce à la collaboration exceptionnel du pianiste Andrew Lloyd Taylor. 

(47) Le journal LE SOLEIL publie en 1897, 1898 et 1899, et rapportées ici, les actualités, rumeurs et nouvelles qui provenaient de l'île d'Anticosti au début de l'ère Menier.

(46) Actes Notariés - en 1899 Henri Menier achète de 26 habitants anticostiens 28 lots de terrains et habitations dans le but de devenir le seul propriétaire sur l'île.

(45) Anticosti sous Gaston Menier (1913-1926) par Rémy Gilbert. Document inédit de 24 pages par l'auteur du livre «Mon île au Canada», 1895-1913, les Éditions JID.

 

(44) Suite à une demande de Menier pour la concession de lots de grève et de lots à eau profonde à Baie-Ellis, Félix-Gabriel Marchand, premier ministre et Simon-Napoléon Parent, maire de Québec font une visite sur l'île d'Anticosti (voyage raconté par le journaliste du journal Le Soleil, 1898). 4 pages.

 

(43) Gaston, Albert et Henri Menier, leurs yachts en image. référence: Voiles/Gallimard, Les mémoires de la mer, Jack Grout.

 

(42) 1827, naufrage du Harvest Moon au large d'Anticosti. En 1928 le fils d'un naufragé raconte.

 

(41) En 1850 on envisageait de faire de l’île d’Anticosti, une prison. Journal Le «Canadien», le 21 juin 1850

 

(40) Le steamer «Le Merrimac» s'échoua sur l'île d'Anticosti en 1899. Le journal Le soleil raconte l'aventure, liste des passagers et biographie de l'un d'entre eux, un québécois.

 

(39) L'Aberdeen, un steamer de ravitaillement des phares s'échoua en 1899 près du cap Jupiter, Anticosti; un passager raconte.

 

(38) M. Clarke Wallace (1844-1901) membre du parlement canadien était un adversaire de l’île d’Anticosti de M. Menier. LA PATRIE, LE 11 AOÛT 1899

 

(37)  En 1902, l'honorable Charles Marcil, député de Bonaventure livre à un journaliste ses impressions sur Anticosti. M. Marcil est le grand-père de la comédienne Michèle Tisseyre.

 

(36) Bail entre Gaston Menier et la commission du Hâvre de Québec, pour la location de locaux au Bassin Louise de Québec, le 29 décembre 1920, devant notaire.

 

(35) Vente d'Anticosti le 19 juillet 1926 à la Wayagamac Pulp and Paper devant le notaire E.G. Meredith.

 

(34) Exploration Vaureal-Jupiter, Anticosti, entre le 7 et le 28 mars 1901 par Ovila Montreuil ingénieur civil, assistant de Jacquemart, chef du service des travaux.

 

(33) Le Croiseur anglais HMS Pallas s'arrêta à Anticosti en 1900, dont le capitaine était l'Honorable Walter G. Stopford. Article paru dans le Petit Journal Militaire, Maritine, Colonial le 25 septembre 1904.

 

(32) NOTAIRES - 20 actes notariés du temps de Menier

 

(31) L'acte de vente d'Anticosti à Menier le 18 décembre 1895 devant le notaire William Noble Campbell

 

(30) Le testament de Louis-Olivier Gamache le 22 septembre 1851 devant le notaire Jos. Pelchat

 

(29) Rapport du ministre de l'agriculture de la Province de Québec, 1909.
Lauréat de la médaille d'argent et du diplôme de Très-Grand-Mérite:
Alphonse Parent, Baie Ellis, Anticosti.
Index de 57 noms, 16 pages

 

(28) Lettre de Mgr J.C.K. Laflamme à Henri Menier, septembre 1901 

 

(27) Lettre de Joseph Schmitt à Mgr J.C.K Laflamme le 17 juillet 1901

 

(26) Lettre de Joseph Schmitt à Mgr J.C.K. Laflamme le 5 juillet 1901

 

(25) Lettre de Henri Menier à Mgr J.C.K. Laflamme le 5 octobre 1901

 

(24) Permis de séjour du 15 août au 30 septembre 1901 délivré à Monseigneur J.C.K Laflamme par L.O. Comettant.

 

(23) En 1899, 16 journalistes ont visité l'île Anticosti. Voici ce qu'ils ont raconté.

 

(22) Titre en faveur de Louis Jolliet par Jacques Duchesneau, 1680

 

(21) L'île Ignorée, TOME 2, manuscrit de Georges Martin-Zédé achevé en 1938, (archives de l'Université Laval), édité ici pour la première fois avec un index de 303 noms, 42 pages.

 

      L'île Ignorée, TOME 1, par Georges Martin-Zédé, manuscrit de Georges Martin-Zédé achevé en 1938, (archives de l'Université Laval), édité ici pour la première fois avec un index de 114 noms et 24 illustrations, 33 pages.

 

(20) Voir le vidéo, journal LE MONDE

Jerôme Verroust, journaliste français, parle du parcours de guerre de son arrière-grand-père, Fernand Le Bailly sur cet entretien vidéo au journal Le Monde. Fernand Le Bailly a séjourné sur l’île Anticosti à partir de 1896. Il était marié à Simone Lavigne, petite-fille de Oscar Comettant.

 

(19) Monographie de l'île d'Anticosti par le docteur Joseph Schmitt, 1904, 370 pages.

 

(18) À la mémoire de feu Arthur Buies, journal le Soleil, le 28 janvier 1901.

(17) Arthur Buies, journal le Soleil, Lettre à Ernest Pacaud, le 30 septembre 1899.

 

(16) Arthur Buies, journal Le Soleil, Anticosti, le 23 septembre 1899.

 

(15) La date de la mort de Jolliet, 1886, par l'abbé Cyprien Tanguay

 

(14) Projet de perpétuer le souvenir de Jolliet, 1980, par Luc Jobin, article de Monique Duval, Le Soleil.

 

(13) Lettre de Mgr Charles Guay à Mgr Clovis-Kemner Laflamme, 1902

 

(12) Notice sur l’île Anticosti par Jules Despecher (1895), 6 pages

 

(11) Anticosti par Damase Potvin (1879-1964), 6 pages

 

(10) Le journal de Placide Vigneau (1842-1926) 

 

(9) Histoire et légendes d'Anticosti. Jolliet, Gamache, Ferland, Vigneau et les naufrages, 6 pages.

 

(8) Lettre de Fernand Le Bailly à Mgr. Joseph-Clovis K. Laflamme en 1905.

 

(7) Correspondance du Consul de France, M. Kleskowsk.

 

(6) Cahiers-carnets-agendas de Martin-Zédé (1902-1928).

 

(5) Registre de pêche aux saumons (1896-1928) de Henri Menier sur l'île Anticosti.

 

(4) Entrevue avec Luc Jobin, par Lucien Laurin, le 8 avril 1982.

 

(3) Anticosti 1900, C. Baillargé, 14 pages. (Lire sur Ipad)

 

(2) Oui, j'ai aimé... ou la vie d'une femme, Thyra Seillières, 1943, conjointe de Henri Menier, 244 pages. (Lire sur Ipad)

 

(1) Anticosti, esquisse historique et géographique par Nazaire Levasseur, 1897, 40 pages. (Lire sur Ipad)

 

(0) Lettres de l'Ile Anticosti de Mgr Charles Guay, 1902, 312 pages.

Le 30 mars 2011

 

Rajout: 77 partitions musicales de la main de Lucien Comettant alors qu'il était gouverneur de l'Ile Anticosti. Ces documents dormaient dans une boite depuis 100 ans. Il s'agit de pièces musicales de style victorien pour piano (et violon).

 

Plusieurs livres ont été ajoutés dans la bibliothèque dont:

 

(1) La ville de Québec sous le régime français, volume 1, 1930, 549 pages 

     La ville de Québec sous le régime français, volume 2, 1930, 519 pages

 

(2) Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son oeuvre. Québec, 1927, 380 pages. Notre arrière-grand-mère était la fille de Zéphirin. Il est le fondateur de la Compagnie Paquet de Québec.

 

(3) L'île d'Orléans, livre historique publié en 1928, 505 pages

 

(4) La biographie du docteur Ferdinand Philéas Canac-Marquis écrite par Nazaire LeVasseur, 1925, 276 pages. Ferdinand est le frère de Frédéric Canac-Marquis, notre arrière-grand-père.

 

Nazaire LeVasseur, l'auteur, est le père de Irma LeVasseur, première médecin femme canadienne-française et fondatrice de l'hôpital Ste-Justine. Il avait été l'agent de Henri Menier et de Martin-Zédé à Québec pour l'entreprise Anticosti.

 

Pauline Gill a récemment écrite un roman historique sur Irma LeVasseur et parle dans son livre de Nazaire LeVasseur et de Ferdinand Canac-Marquis, fils de Frédéric Canac-Marquis